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	<title>lesphotographes.com</title>
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	<description>Lesphotographes.com vous propose des interviews de photographes amateurs et professionnels, et d'autres acteurs du monde de la photo et de l'image.</description>
	<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 10:24:15 +0000</pubDate>
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		<title>Hervé Hôte, exercice de la profession et photographie appliquée</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 10:24:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Photographes]]></category>

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		<description><![CDATA[Si bien des photographes avaient rêvé d'une vie imaginaire en commençant ce métier, d'autres ont les pieds bien sur terre. Hervé Hôte est de ceux qui travaillent une photographie appliquée, et la défende au travers d'une agence mutualisant leurs efforts. Dans cette vie réelle, il mène en parallèle ses projets photographiques personnels, autour de l'humain et autour du monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/hervenoir.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Si bien des photographes avaient rêvé d&#8217;une vie imaginaire en commençant ce métier, d&#8217;autres ont les pieds bien sur terre. Hervé Hôte est de ceux qui travaillent une photographie appliquée, et la défende au travers d&#8217;une agence mutualisant leurs efforts. Dans cette vie réelle, il mène en parallèle ses projets photographiques personnels, autour de l&#8217;humain et autour du monde.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Comment vous définissez vous en tant que photographe ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je suis photographe freelance et je travaille également dans le cadre d’une société, l’Agence Caméléon, dont je suis l’un des fondateurs et associés.<br />
Parallèlement, je mène doucement un travail plus personnel.<br />
C’est un rêve d’ado et j’exerce ce métier depuis une dizaine d’années. J’en suis ravi et je suis très content de gagner ma vie en faisant des photos.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Qu’est-ce que vous appelez la photographie appliquée ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je travaille en majorité sur commande et ce qu’il faut faire c’est comprendre son client et traduire photographiquement son objectif et ainsi ne pas imposer un style qui ne lui sera pas adapté. Il faut que votre client soit à l’aise avec ses images et avec l’image que vous allez donner de sa société, de son projet, de son produit. Mais la photographie appliquée, c’est aussi répondre à un client avec votre sensibilité pour innover. C’est innover sans révolutionner l’univers de votre client.<br />
Je fais de la Useful photography, l’anglais étant utilisé là pour justement rendre la photographie utilitaire un peu plus sexy. C’est plus sympa et moins péjoratif que le terme &#8220;photo alimentaire&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/evenementiel-1.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>En 2010 vous aurez trois publications autour de l’architecture. Une spécialisation ? Qu’en attendez vous ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Comme souvent c’est une affaire de rencontre. On se croise, le courant passe, on commence par faire un livre, on pense à en réaliser un autre et les projets s’enchaînent. Il se trouve que Aristéas est une maison d’édition spécialisée dans l’architecture, ou plutôt le patrimoine architectural, dirigé par des gars consciencieux et à l’écoute. Il en faut pas plus pour avoir envie de faire un bout de chemin ensemble.</p>
<p style="text-align: left;">Pour moi la destination d’une photo n’est pas de rester dans une boite à chaussure. J’aime bien l’idée qu’une photo puisse être vue, publiée, éditée, concrète, consultable, lue, touchée. Elle doit vivre !</p>
<p><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/deco-1.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’Agence Caméléon que vous avez créé est une mutualisation de talents ? Un regroupement de photographes ? Que pouvez-vous nous dire de cette expérience ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’Agence Caméléon est une société qui a pour vocation de faire des bénéfices dans un domaine d’activité qui est la photographie appliquée. Nous avons donc réunies des compétences administratives et commerciales, autour de la photographie.<br />
Nous travaillons dans les domaines du tourisme, du voyage, de l’industrie, du monde économique en général, du patrimoine, de l’événementiel, des catalogues produits, de la déco, de la photo culinaire et pour des séminaires. Très large, très caméléon en somme…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/industrie-1.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/culinaire.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Comment préparez vous vos portraits ? Comment vous viennent les idées de vos mises en scènes ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Pour le dire vite, je pense que je les réalise de manière intuitive. Je pars souvent avec une idée mais c’est la personnalité, la rencontre, la lumière, un objet, la durée, le décor, le vent, le froid ou le chaud qui m’inspireront au final.<br />
Toutefois, je ne vais pas appréhender la réalisation d’un portrait de la même manière en fonction justement des attentes de mon client : a titre d’exemples  lorsque je réalise un reportage élégant et glamour pour Maison Côté Sud, du corporate décontracté pour le rapport d’activité de EDF Energies Nouvelles ou une 4ème de couverture du mensuel de la commune d’Arles, mon empreinte doit être discrète.<br />
Il ne faut jamais perdre de vue que même si votre client apprécie votre travail, il sait surtout ce qu’il attend de vos images.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/magazine.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pouvez-vous nous parler de votre exposition qui aura lieu à la galerie l’Atelier du Midi à Arles ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">A proprement parler il y aura deux expositions. L’une s’appellera “Arlésiens” et l’autre “les Nouveaux Mondes”. Il y aura donc des portraits réalisés localement depuis une quinzaine d’années et des images de villes du monde moderne (Asie et Moyen Orient) visitées professionnellement récemment. Cette expo aura lieu du 29 mars au 5 avril 2010 à la galerie l’Atelier du Midi.</p>
<p style="text-align: left;">Arlésiens<br />
Depuis 1994, je photographie des arlésiens.<br />
J’en montre 2 séries, une que j’ai réalisé de 1997 à 1999 dans un studio itinérant que j’ai baladé avec deux compères sur l’ensemble de la commune : plage, quartier, village, centre ville, fête… En 2000 j’ai monté un diaporama d’une vingtaine de minutes qui sera projeté dans la galerie.<br />
La seconde rassemble des portraits extraits de travaux de commande (entreprise, presse, collectivité…). Seront présentés « Mes Camarguais » sous forme de tirage, et « Workers » sous forme de diaporama.<br />
Je vais radicaliser, systématiser cette production d’images d’arlésiens au cours des prochaines années. J’ai 2, 3 pistes…</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/mes-camarguais-pierrot-bidon-artiste.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/mes-camarguais-fabrice-trinh-fils-dimmigres-indochinois.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/mes-camarguais-hubert-yonnet-manadier.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/mes-camarguais-patrick-michel-vigneron.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;">Les Nouveaux Mondes<br />
Je suis fasciné par les villes. Je les arpente seul et je les vis pleinement : sons, couleurs, stress, angoisse, frénésie, vie, densités, nouveauté, modernité… Les paysages urbains contemporains me fascinent.<br />
A l’occasion de commandes magazines et  institutionnelles, j’ai visité plusieurs grandes villes ces dernières années et j’ai extrait de ces différents reportages une série d’images qui me semblent homogènes. Les mondes américain et européen m’ont semblé timides face à une Asie et un Moyen Orient très innovants, sans complexe. J’y ai trouvé des visions nouvelles, des décors inédits, des nouveaux mondes. Environ 15 photographies de cette série seront montrées dans un format de tirage allant de 25 X 40 cm à 80 X 120 cm . Numérotées (8 exemplaires) et signées, elles seront toutes tirées par le labo Voies Off.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/les-nouveaux-mondes4.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/les-nouveaux-mondes2.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photographie Hervé Hôte" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/les-nouveaux-mondes5.jpg" alt="Photographie Hervé Hôte" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Vous entretenez une relation particulière avec la ville d’Arles…</strong></p>
<p style="text-align: left;">Plus que d’une ville, il faut parler d’un bourg, situé au &#8220;milieu&#8221; d’une vaste campagne agricole et sauvage, où sont situés différents villages et hameaux.<br />
Pour des raisons pratiques, j’ai du m’installer sur cette commune alors que j’étais encore étudiant à Montpellier. Traverser l’hiver dans cette commune c’est comprendre la nécessité d’agir, de faire et c’est à cette époque que je crée une association, « Plaisirs Photographiques », et que je commence des prises de vue d’arlésiens et lie directement mes études en ethnologie à la photographie.<br />
Arles est à la fois un lieu de vie, un terrain d’observation et une référence lorsque je pars visiter des mégalopoles.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Quelles sont vos méthodes de travail, numérique, retouche ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">J’utilise du matériel d’aujourd’hui. Il faut qu’il soit fiable et de qualité. Je retouche peu mes images et fait confiance au labo Voies Off et à Graphistes Associés pour mes tirages. Les deux sont situés à Arles !<br />
Pour des tirages de lecture de qualité pour mes clients et qui nécessitent de plus gros volumes, je fais appel à un labo d’Avignon, Photo Labo Service.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Y a-t-il une pratique photographique que vous n’avez pas essayée et qui vous attire ? Pour un projet futur ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Peu de domaine ne m’attire pas, mais certains me font plus souffrir que d’autres. Pour répondre plus précisément, je pourrai évoquer quelques souhaits de pratiques photographiques nouvelles : j’aimerais suivre un grand de la photographie pendant une ou deux semaines comme Goude, Mondino, Demarchelier, Bensimon pour ne citer que des français, j’aimerais travailler pour Paris-Match pour des prises de vues d’actu ou people, des magazines voyages pour photographier et montrer des villes… Des sujets engagés ou militants sur des questions d’actualité ou des problèmes de fonds pourraient devenir des priorités dans les années à venir au milieu des travaux de photographie appliquée.<br />
Enfin, poursuivre la série « Les Nouveaux Mondes » en continuant de voir les régions du monde à forte croissance économique.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>En quoi l’ethnologie et l’anthropologie que vous avez étudiées conduisent à la photographie ? En quoi est-ce une aide ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Les sciences sociales comme la photographie sont des histoires de regards, d’observation et je pense que la distance qu’impliquent la sociologie, l’ethnologie ou l’histoire complète, structure la distance inhérente à la photographie.</p>
<p style="text-align: left;">Lien vers le <a href="http://www.agencecameleon.com/" target="_blank">site de l&#8217;agence Caméléon</a></p>
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		<title>La vie parisienne de Vee Speers</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 11:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LG</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Parmi l'énergie chaotique et les coupes de champagne de Show Off 2009, une série photo se distingue des autres: The Birthday Party. D'origine Australienne mais résidente à Paris depuis longtemps, Vee Speers nous présente cette série d'un regard à la fois élégant et provocateur sur l'enfance. Dans l'interview suivant, Vee parle de ses trois projets principaux, de ses expériences comme femme photographe et de son nouveau sujet "Immortel".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2081" title="Vee Speers portrait" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/vee-portrait.jpg" alt="Vee Speers portrait" /></p>
<p><strong>Parmi l&#8217;énergie chaotique et les coupes de champagne de Show Off 2009, une série photo se distingue des autres: The Birthday Party. D&#8217;origine Australienne mais résidente à Paris depuis longtemps, Vee Speers nous présente cette série d&#8217;un regard à la fois élégant et provocateur sur l&#8217;enfance. Dans l&#8217;interview suivante, Vee parle de ses trois projets principaux, de ses expériences comme femme photographe et de son nouveau sujet &#8220;Immortel&#8221;.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-50.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #50</em></p>
<p><strong>En tant qu’Australienne, qu’est ce qui vous a conduit à vivre et travailler à Paris ?</strong></p>
<p>Quant on vient d&#8217;Australie, on est très loin du reste du monde – c’est assez isolé comme pays. C’est beau, mais peut-être trop confortable.  En quelque sorte, j’avais besoin d’une stimulation différente, une stimulation provenant du vieux monde et d’une autre culture. La culture européenne me tentait. En plus, j’ai des origines anglaises et un peu françaises aussi. Dans un sens, on peut dire que je reviens &#8220;chez moi&#8221;. Quand je suis arrivée, je me suis dit « ouais, c’est ça ! »</p>
<p><strong>Diriez-vous qu’il y a beaucoup d’influences européennes dans votre travail photographique ?</strong></p>
<p>Je pense que oui parce que si j’avais pris ces photos en Australie, l’idée n’aurait pas pu être la même.  L’esthétique aurait été différente, les visages auraient été différents. En vivant à l’étranger, on se mélange avec une autre façon de réfléchir. On s’adapte et on change.</p>
<p><strong>Dans une de vos séries, « Bordello », quels sentiments voulez-vous faire surgir en photographiant ces femmes, du point de vue d’une femme ?</strong></p>
<p>Tout d’abord, la notion de respect était énorme : la beauté, le respect et la sensualité. Je trouve que le regard féminin sur une autre femme est très différent du regard masculin. C’est peut-être  parce qu’il y a plus de tension sexuelle entre un homme et une femme, ce qui est naturel, n’est-ce pas ? Tandis qu’entre des femmes il y a beaucoup de confiance et de détente. Il y a ni besoin de poser ni de plaire. Je ne critique pas, mais dans les photographies de nu que font les hommes il y a un regard sexuel plus direct ou plus explicite. Plutôt que se concentrer sur la photo comme un nu, j’ai regardé la poésie et la nostalgie au dedans. J’ai voulu raconter une histoire : je vis dans un quartier rouge ; chaque jour je vois des prostituées dans la rue.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/bord-3.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Bordello</em></p>
<p>J’ai cherché des vrais bordels et j’ai trouvé des endroits fantastiques. Pour un Australien, venir ici c’est trouver des bâtiments formidables et une architecture géniale que nous n’avons pas chez nous, et des anciennes maisons closes – c’était incroyable ! Il n’en reste pas beaucoup. Parfois il n&#8217;y a que l’entrée, parfois que les fresques dans un appartement. J’ai trouvé une maison entière à Pigalle qui est actuellement un magasin d’antiquités mais elle est préservée comme un héritage. Elle s’appelait le Shanghai, donc sur un thème oriental. Un décor extraordinaire !!</p>
<p><strong>Comment avez-vous recherché ces lieux ?</strong></p>
<p>C’était bizarre. Comme tout ici, il suffit de demander à quelques personnes. Ce que je trouve incroyable, c’est que les chances de tomber sur la bonne personne doivent être minuscules et pourtant il ne m’a pas fallu longtemps. Peut-être que c’est grâce à mon cercle d’amis artistiques et musicaux – ces gens en savent beaucoup.</p>
<p>De plus, j’ai lu le livre de Laure Adler « La Vie quotidienne dans les maisons closes: 1830-1930 ». Je suis allée à la Mairie pour poser des questions. Aux soirées et aux dîners, je disais « je fais un projet, est-ce qu’il y a quelqu’un qui sait où je peux trouver d’anciens bordels… ? » Et puis quelqu’un a dit « Ah oui, 212 rue de… » C’était aussi facile que ça. C’est ça Paris.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/bord-21.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Bordello</em></p>
<p><strong><br />
Dans ce même projet, vous avez parlé de l’importance de la séduction chez les femmes. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?</strong></p>
<p>Ce n’était pas vraiment &#8220;l’importance de la séduction&#8221; mais plutôt les masques qu’on porte, ce qu’on montre et ce qu’on cache. Je me suis intéressée à ce que nous voyons et ce que nous ne voyons pas – le jeu entre les intérieurs et les extérieurs. La séduction est comme un jeu autour des masques et du mystère. C’est un jeu mais c’est aussi la vie. Nous ne sommes pas que des machines qui circulent.</p>
<p><strong>Avez-vous vécu la discrimination en tant que femme photographe?</strong></p>
<p>Quand j’ai commencé en Australie, il y avait très peu de femmes photographes. En arrivant à Paris, en fait, le manque était encore plus grand. J’ai été assistante dans la mode pendant un moment et là, c’était encore des hommes photographes pour la plupart. On voyait que ça les arrangeait bien. C’était plus difficile pour les femmes, et voici la raison pour laquelle il n’y avait pas beaucoup de femmes travaillant dans la mode. C’est un monde dominé par les hommes dans la plupart des situations, n’est-ce pas ? Pour la photographie, je crois que c’est toujours le cas aujourd’hui…</p>
<p>Je pense que ça motive – la motivation d’être vue. Je trouve qu’il faut être deux fois plus dure, ou deux fois plus concentrée, deux fois plus douée. Je sais que le monde est comme ça, mais ça ne m’a jamais gêné dans mon travail photographique. Parce que je viens d’une famille de filles, il n’y avait jamais de tâches pour les garçons ou pour les filles ; les filles faisaient tout. Ma mère a énormément travaillé.</p>
<p>C’est très difficile de publier un livre, c’est très difficile d’être représentée par une galerie. C’est dur, dur, dur, mais ça ne m’a jamais empêché de continuer à  travailler. J’ai toujours pensé : si je suis assez douée, je vais être connue et c’est tout ! Il n’y a pas de secret pour le succès – il suffit de beaucoup travailler  et d’avoir de bonnes idées. Je trouve qu’il faut être motivé – homme ou femme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-48.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #48</em></p>
<p><strong><br />
Votre projet récent, « The Birthday Party », de quoi parle-t-il exactement?</strong></p>
<p>Capturer les derniers jours de l’enfance, voir cette fuite chez ma fille, se rendre compte que devenir un adolescent veut dire perdre l’innocence et que la vie est comme ça. Je voulais vraiment saisir ce petit monde – ça a été ma motivation initiale. Après ça, j’ai voulu entrer plus en avant dans ce sujet et explorer l’enfance du regard d’un enfant. J’ai photographié les enfants en contre plongée pour qu’ils soient dominants. Nous regardons toujours un enfant de haut – ils sont petits. Mais mes photos sont prises de la hauteur de l’enfant, donc ils nous dominent. Ils ne sourient pas mais ils contrôlent la situation. Ils ne sont pas malheureux – ils sont dans leur monde à eux.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untittled-29.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #29</em></p>
<p><strong>Il y a aussi les sous-entendus autour de la  violence, des ombres et de la guerre. Quelles idées vouliez-vous explorer ?</strong></p>
<p>Au début, j’ai vu cela comme une évidence : les garçons jouent avec des fusils, même si on leur interdit. Confisquer le fusil et ils vont trouver un bâton. Ils le font, ils sont impulsifs. Et puis j’ai réfléchi à une manière où ils auraient pu se protéger et se déguiser. Ils se battent et ils font des jeux de guerre : les cowboys et les indiens. Tout ça traite de la nature humaine, de qui nous sommes et de comment on apprend à contrôler et à cacher les choses. Non pas la violence, mais l’anarchie peut-être. C’est l’expression de l’individu, de l’anarchie et de la spontanéité.</p>
<p>Pour commencer, j’ai voulu faire entrer dans le cliché : le garçon avec le fusil et la fille avec sa poupée, mais exagéré. Donc, le garçon tenait un gros fusil et la fille était couverte par les poupées. J’en ai fait quelques-uns comme ça. Les symboles de la guerre sont arrivés avec le masque à gaz. Ça, c’était le côté noir, mais les enfants vont essayer toutes sortes de choses combatives, ou de choses que nous trouverons bizarres.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-47.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #47</em></p>
<p>Ensuite, je me suis rendu compte que c’était ma réaction à notre monde et ce à quoi les enfants sont exposés. Dans le monde réel, les enfants sont dans des guerres ; parfois, les enfants ont des fusils. J’ai ponctué le projet avec ces idées, les idées venant naturellement les unes après les autres. Je ne voulais pas revenir en arrière : l’enfance n’est pas que sympa et formidable – chez eux, c’est bien et mauvais, imaginaire et sucré, dangereux et effrayant. J&#8217;ai essayé de montrer cette tranche de la vie.</p>
<p><strong>Et pour les échanges filles travesties en garçons et vice-versa… ?</strong></p>
<p>Quel garçon n’a jamais mis les chaussures de sa maman ? Je connais des garçons qui portent des vêtements de femmes même sans réfléchir. Je me souviens, quand j’étais une gamine, j’étais facilement Robin des Bois. J’avais un arc et des flèches que j’avais fabriqué moi-même et je courais partout dans mon grand jardin en Australie – j’ai couru après ma sœur, en lançant des flèches. Je ne savais pas que les filles étaient censées faire autrement.</p>
<p><strong>Ces photos, se réfèrent-elles à des éléments d’autoportrait ?</strong></p>
<p>Susan Bright, qui a écrit l’introduction de mon livre, m’a montré que c’était peut-être un autoportrait. Quand j’étais petite, tour à tour soit je voulais chanter et jouer, soit j’étais timide. Tout ça traite de mes émotions et je suppose que mes expériences sont similaires à celles des autres enfants. Parfois, on se sent las, incertain et seul, d’autres fois on se sent comme l’enfant le plus populaire de l’école. L’école peut être difficile, grandir dans une grande famille peut l’être aussi. Il faut être d’attaque. Je trouve que la série The Birthday Party parle de moi et de mes enfants, et puis des gens en général.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-51.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #51</em></p>
<p><strong>Les bloggers semblent adorer votre travail et ils montrent plusieurs de vos images sur leurs sites. Que pensez-vous de ça ?</strong></p>
<p>Je suis flattée et reconnaissante. J’adore communiquer avec ces moyens, plus qu’avec les mots. Je suis complètement flattée que je puisse travailler et qu’autant de monde réponde à mes images. Certaines personnes vont trop loin parfois – ils adorent vraiment ce travail. J’ai été bouleversée par la réponse à cette série. Je ne sais pas pourquoi, mais peut-être qu’il y a un peu de chacun dans cette œuvre. Tout le monde peut comprendre une enfance perdue. J’espère malgré tout que c’est un bon souvenir.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/otis2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Otis</em></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/isabelle2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Isabelle</em></p>
<p><strong>Quel lien existe-t-il entre vos trois projets ; Parisiens, Bordellos et The Birthday Party ?</strong></p>
<p>A la base, dans le projet « Parisiens », ce sont des Parisiens excentriques sur lesquels je suis tombée par hasard.  Évidemment, je suis une photographe de portrait et donc j’aime les visages peu communs.  J’aime la beauté, mais ça ne doit pas être une beauté au sens classique du terme. Ces Parisiens étaient étranges, peu communs, différents. Je les ai placés dans une mise en scène. J’ai fait peut-être 15 images et puis The Birthday Party est arrivé. Ce nouveau projet a dominé et je n’avais plus le temps pour d’autres. Les gens me parlent souvent des Parisiens. On accède à un certain niveau dans notre carrière où les gens veulent voir les œuvres plus anciennes, on est donc forcé de tout montrer. Les Parisiens vont avoir leur moment aussi.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/avril2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Avril</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?</strong></p>
<p>Sur une nouvelle série intitulée « Immortel ». Elle parle de mes pensées sur l’obsession pour la jeunesse, la beauté, et notre peur de la mort. Je me suis en partie inspirée du portrait de Dorian Gray, par Oscar Wilde. C’est l&#8217;histoire d’un homme qui vend son âme au diable en échange de la beauté éternelle. Il fait faire une peinture de lui-même se représentant comme un jeune homme – et puis, il la met dans son grenier. La peinture y reste pendant 200 ans. L’homme devient décadent, extravagant et malfaisant. L’échange avec le diable est tel que l’homme reste jeune et beau, mais devient fou. A la fin, l’homme cours au grenier et enlève le rideau de la peinture,  il se voit comme un vieil homme, décrépit, et puis meurt. Ensuite l’image redevient celle d’un jeune homme comme au début.</p>
<p>Donc, les œuvres ont une esthétique que j’imagine ressembler à celle de la peinture de Dorian, même si je ne l’ai jamais vue. Les portraits ont une orientation autour de la Renaissance Italienne. Les femmes que je prends en photo sont toutes jeunes, entre 18-25, dans l’apogée de leur jeunesse et de leur beauté. Puis, je mets les portraits devant les paysages australiens. Les photos sont d’un autre monde, c’est étrange – c’est ce que j’adore.</p>
<p><strong>Propos recueillis par LG</strong></p>
<p>Cliquez ici pour <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/03/06/the-parisian-life-of-vee-speers/">lire l’interview en anglais/To read the interview in english, click here</a></p>
<p>Lien vers le <a href="http://www.veespeers.com/" target="_blank">site de Vee Speers</a></p>
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		<item>
		<title>The Parisian Life of Vee Speers</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 11:45:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LG</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[English Interviews]]></category>

		<category><![CDATA[Australia]]></category>

		<category><![CDATA[australian photographer]]></category>

		<category><![CDATA[Bordello]]></category>

		<category><![CDATA[European influences]]></category>

		<category><![CDATA[fashion photographer]]></category>

		<category><![CDATA[female photographer]]></category>

		<category><![CDATA[paris]]></category>

		<category><![CDATA[photographer]]></category>

		<category><![CDATA[The Birthday Party]]></category>

		<category><![CDATA[Vee Speers]]></category>

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		<description><![CDATA[Amidts the high energy buzz of art vending and champagne sipping that was Show Off 2009, one photo series set itself apart from the rest: The Birthday Party. A native Australian, but long time Parisian resident, Vee Speer's most recent series is a provacatively elegant look at childhood. In the following interview, Vee discusses her main photo projects to date, her experiences being a female photographer and her upcoming series "Immortal."]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2081" title="Vee Speers portrait" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/vee-portrait.jpg" alt="Vee Speers portrait" /></p>
<p><strong>Amidts the high energy buzz of art vending and champagne sipping that was Show Off 2009, one photo series set itself apart from the rest: The Birthday Party. A native Australian, but long time Parisian resident, Vee Speer&#8217;s most recent series is a provacatively elegant look at childhood. In the following interview, Vee discusses her main photo projects to date, her experiences being a female photographer and her upcoming series &#8220;Immortal.&#8221;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-50.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #50</em></p>
<p><strong>As a native Australian, what drew you to live and work in Paris?</strong></p>
<p>When you’re an Australian, you’re a long ways from the rest of the world, it’s kind of isolated. It’s gorgeous, perhaps too comfortable. Somehow, I just needed different stimulation - from the old world as well as a different culture.  The European culture drew me in. Also, my family roots are from England and a little bit from France. I guess it’s kind of coming home in some ways.  When I got here I was like “Yeah, this is it!”</p>
<p><strong>Would you say that your work has a lot of European influences?</strong></p>
<p>Yeah, I think it does because if I had taken those photos in Australia, the idea wouldn’t have been the same. The esthetics would have been different, with different kinds of faces. When you live overseas, you melt into another way of thinking. You adapt and change.</p>
<p><strong>For one of your series, “Bordello,” what ideas or feelings did you hope to evoke while photographing other members of your sex?</strong></p>
<p>First of all, respect was a big thing: beautiful, respectful, sensual.   I think the feminine regard on another woman is quite different to the male regard, which maybe has more sexual tension because it’s a natural thing, isn’t it, male and female, whereas between women there is a lot of trust and relaxation.  There’s not this need to pose or to please.  This isn’t a criticism, but in men’s nude photographs of women there is this sexual regard that can be more straight forward, or more explicit. Rather than focusing on it being a nude, I looked at the poetry and nostalgia of it. I wanted to tell a story: I live in the Red Light district; I see prostitutes on the street every day.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/bord-3.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Bordello</em></p>
<p>I tracked down some of the real bordellos. I found some amazing places. For an Australian to come here and find gorgeous old buildings, great architecture that we don’t have at home, but also find these ex-maisons closes, it was just incredible. There aren’t that many left. Some are just the foyers; some just are fresques in an apartment. I found one entire house in Pigalle that is now an antiques place, because it’s preserved as a heritage building. It was called the Shanghai, so it was an oriental themed Bordello.  How amazing to have that décor!!</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/bord-44.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Bordello</em></p>
<p><strong>How did you research these places?</strong></p>
<p>It was really weird.  Like everything here, you just ask a few people. What I find incredible is that the chances of asking the right person must be slim and yet it didn’t take much and it never does. Maybe because the circle of friends I mix in is artistic or musical. Those kinds of people just know.</p>
<p>I also read a book by Laure Adler “La Vie quotidien dans les maisons closes: 1830-1930.” I went to the Marie and asked questions. In dinner parties, I would ask “I’m doing a project, does anyone know where I might find old Bordellos…?” Then someone would say, “Oh yeah, 212 rue de…”  It was that easy. That’s Paris I think.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/bord-21.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Bordello</em></p>
<p><strong>In this same project, you mention the importance of seduction for a female.  Can you elaborate?</strong></p>
<p>It wasn’t the ‘importance of seduction’ but more about the masks we wear and what we hide and show. I’ve become more interested in what you see and what you don’t see-the play between interiors and exteriors. Seduction is a bit of a game – masks and mystery. It is a game, but it is life as well. We’re not just machines walking around.</p>
<p><strong>Have you encountered any discrimination as a female photographer?</strong></p>
<p>When I was starting out, in Australia, there were very few female photographers. When I came to Paris, actually, I noticed it even more. I was an assistant in fashion for a while and it was mostly male photographers again. You could see that it was working for them. It was a lot more difficult for women, which is why there weren’t many women working in fashion. Isn’t it a male dominated world in most things anyways? But in photography, I think it still is today…</p>
<p>It’s just motivation to do better I think – motivation to stand out more.  I think you have to be twice as tough, or twice as focused, or twice as good. I know that that is the case, but I never thought of that as a block for my work. Because I come from an all-girl family, there was never a job for the boys or the girls; it was just that the girls did it all. My mom did heaps and she worked really hard.</p>
<p>It’s really hard to get a book published; it’s really hard to get a gallery. It’s hard, hard, hard, but I never stopped myself doing these things. I thought:  if I’m good enough, then I’ll get noticed and that’s all there is to it!  There is no secret to success; you just have to be really hard working, and have some good ideas. I think you have to be driven – man or woman.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-48.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #48</em></p>
<p><strong>What is the premise of your recent project “The Birthday Party”?</strong></p>
<p>Capturing the last days of childhood and seeing that slipping away with my own daughter; realizing that once you’re a teenager you’re not innocent anymore and that’s the way life is.  I really wanted to package up that little world. That was my initial motivation. After that, I wanted to get in there and really explore that childhood through a child’s eyes. I shot them low down so they were dominating. We always look down on a child, they are small, but in the photos are taken at the child’s eye-level, so the children dominate. They’re not smiling but they are in control. They’re not unhappy. They are in their own world.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untittled-29.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #29</em></p>
<p><strong>There are also undercurrents of violence, darkness and war. What ideas were you trying to explore?</strong></p>
<p>Initially, I thought, on an obvious level, boys play with guns, even if we tell them not to. Take the gun away and they’ll get a stick. They just do that - they are impulsive.  Then I started thinking about the way they might protect themselves and dress up. They fight and they play war games: Cowboys and Indians. It’s all about that kind of human nature, what we are really like and what we learn to control and kind of put away.  Not violent, but I guess anarchy in some ways - individual expression, anarchy and spontaneity.<br />
I started by wanting to do the cliché: the boy with the guns, the girl with the dolls, but exaggerated. So the boy had a really big gun and the girl was covered in dolls. I did a few of those. The war symbols began with the gas mask. It is a really dark side of it, but kids will try all sorts of combative stuff, or what we would think of as strange.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-47.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #47</em></p>
<p>But then, I realized that it was my reflection on the world that we were living in and what the children were exposed to.  In the real world, children are in war; children sometimes have guns. I was punctuating the whole story with that. It just came about of its own accord. I guess I was not going to compromise the story to make it nice. Childhood is not all sweet and nice – it’s good and bad, imaginary and sweet, dangerous and scary. I was trying to get into all those slices of life, the layers.</p>
<p><strong>And the exchanging of sex roles…?</strong></p>
<p>Right, well what little boy hasn’t put on his mother’s shoes? I know boys that would cross dress without even thinking about it. I remember when I was a kid, I was Robin Hood. I had a bow and arrow that I made myself and I was running around my huge garden in Australia chasing my sister and flinging arrows at her. I didn’t know girls weren’t supposed to do that.</p>
<p><strong>In what ways do these photos express elements of a self portrait?</strong></p>
<p>Susan Bright, who wrote the introduction to my book, pointed out that it might be self portrait. As a child, sometimes I felt like singing and performing, other times I was shy. It was all about my emotions and I suppose my experiences were similar to other kids. Sometimes you feel insecure and alone, while other times you feel like the most popular kid in school. School can be tough, like growing up in a big family can be tough. You’ve got to be on your guard. I think The Birthday Party was about me and then my own kids, and then people in general.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/untitled-51.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Untitled #51</em></p>
<p><strong>Bloggers seem to adore this body of work and post many of your images on their sites.  How do you feel about this…?</strong></p>
<p>I’m flattered and so grateful. I love to communicate in that way, more than verbally. I’m totally flattered that I can reach out and so many people can respond to my images. Some people go a bit crazy. They really love the work. I’ve been overwhelmed by the response with this series.  I don’t know why, but I guess there is something of everyone in there. Everyone can relate or connect to a lost childhood. In some ways, hopefully it’s a good memory.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/otis2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Otis</em></p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/isabelle2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Isabelle</em></p>
<p><strong>What kind of connection exists between these three projects: Parisians, Bordellos and The Birthday Party?</strong></p>
<p>Basically, for “Parisians,” they are eccentric Parisians that I came across. I’m a portrait photographer obviously and I’m really attracted by unusual faces. I like beauty but it doesn’t have to be the classic beauty. So, the Parisians were mostly strange, unusual, or different. I put them into a theatrical setup. I did maybe 15 images and then the Birthday Party came along. It took over everything, so I didn’t have time for anything else. People do ask me about the Parisians. You get to a point in your career where people want to see the older work and you’re forced to bring it all out. So, it will have its time.</p>
<p>As far as a connection goes, maybe it’s the internal and external and the aspect of play and dressing up. The project &#8220;Parisians&#8221; is all about showing the exterior, but not revealing too much.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Photography Vee Speers" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/avril2.jpg" alt="Photography Vee Speers" /><br />
<em>Avril</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>What are you currently working on?</strong></p>
<p>It’s a new series called “Immortal.”  It’s about my reflection on society’s obsession with youth and beauty and our fear of death. I was partly inspired by a portrait of Dorian Gray, by Oscar Wilde. It’s about a man who sells his soul to the devil for eternal beauty. He has a painting done of himself as a young man and it’s put in the attic. The painting ages over 200 years and he doesn’t. He becomes decadent, extravagant and evil. The pact with the devil is such that he stays physically young and beautiful, but in fact he goes crazy. In the end, he runs up to the attic and rips the curtain off the painting. He sees himself as this old, decrepit, ancient man and he dies. Then the painting goes back to the youthful painting that it was.</p>
<p>So, the work has a bit of an esthetic of what I imagine the painting to look like, even though I’ve never seen the portrait of Dorian. The portraits have an Italian Renaissance feel about them. The women that I’m photographing are all pretty young – between 18-25, in the peak of their youth and beauty. Then, I’ve put the portraits against Australian landscapes. They are very other-worldly looking and strange, which I really love.</p>
<p><strong>Interview by LG</strong></p>
<p>To read the <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/03/06/la-vie-parisienne-de-vee-speers/">translation in french, click here/Cliquez ici pour lire l’interview traduis en français</a></p>
<p>Link to <a href="http://www.veespeers.com/" target="_blank">Vee Speers&#8217;s Website</a></p>
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		<item>
		<title>Lisette Model au Jeu de Paume jusqu&#8217;au 6 juin 2010</title>
		<link>http://www.lesphotographes.com/2010/03/01/lisette-model-au-jeu-de-paume-jusquau-6-juin-2010/</link>
		<comments>http://www.lesphotographes.com/2010/03/01/lisette-model-au-jeu-de-paume-jusquau-6-juin-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 13:23:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SL</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques d'expositions]]></category>

		<category><![CDATA[La photographie et ses expositions]]></category>

		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>

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		<category><![CDATA[night-clubs]]></category>

		<category><![CDATA[Noir et blanc]]></category>

		<category><![CDATA[Street Photography]]></category>

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		<description><![CDATA[Au rez-de-chaussée, sur des murs blancs, à l'exception de deux colorés comme l'était l'intérieur de l'appartement de Lisette Model, j'ai découvert une centaine de photographies retraçant l'oeuvre de cette photographe américaine. Née en 1901, morte en 1983, elle a vécu en photographiant, en traquant instinctivement et exclusivement en noir et blanc "des images et des aspects de la vie qui sont quasi invisibles au regard".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;autre jour, j&#8217;ai aperçu un quotidien gratuit qui traînait par terre. Je l&#8217;ai ramassé et l&#8217;ai feuilleté rapidement. Il contenait des images banales comme on en voit dans des milliers de journaux et à la télévision. Ne sachant pas quoi en faire, je l&#8217;ai mis dans la poche arrière de mon pantalon puis j&#8217;ai poussé la porte d&#8217;entrée du Jeu de Paume.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2004" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemode4.jpg" alt="" width="425" height="303" /><br />
Au rez-de-chaussée, sur des murs blancs, à l&#8217;exception de deux colorés comme l&#8217;était l&#8217;intérieur de l&#8217;appartement de Lisette Model, j&#8217;ai découvert une centaine de photographies retraçant l&#8217;oeuvre de cette photographe américaine. Née en 1901, morte en 1983, elle a vécu en photographiant, en traquant instinctivement et exclusivement en noir et blanc &#8220;des images et des aspects de la vie qui sont quasi invisibles au regard&#8221;. Par exemple, des portraits de la  réalisés à Nice en 1934 puis, aux Etats-Unis, des reflets dans les vitrines New-Yorkaises, des pieds de passants pressés, le public de l&#8217;Opéra de San Francisco, des reportages dans les bars et night-clubs.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2005" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemodel3.jpg" alt="" width="348" height="425" /></p>
<p>Elle a aussi réalisé des travaux de commande, notamment pour le magazine Harper&#8217;s Bazaar de 1941 à 1955, notamment cette photographie acerbe de deux femmes riches attablées. Cela donne une œuvre sans concession dont l&#8217;intérêt, hormis sur le plan historique de la Street Photography, provient de la manière dont elle réussit à métamorphoser des sujets anodins. C&#8217;est par exemple le cas dans ses portraits de la Promenade des Anglais où elle transforme la beauté conventionnelle de la richesse en grotesque humain, ou lorsqu&#8217;elle photographie une femme grosse de telle manière qu&#8217;on envie l&#8217;allégresse de son corps.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2006" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemodel6.jpg" alt="" width="342" height="425" /></p>
<p>C&#8217;est également le cas lorsqu&#8217;elle inclut dans la composition de l&#8217;image un élément surprenant, comme un bout de main dans la photographie d&#8217;un couple s&#8217;embrassant, un tuyau devant le portrait d&#8217;une bourgeoise ou une main manucurée devant le reflet d&#8217;une vitrine. A travers ces photographies, elle nous montre ce que le peintre ne pourra jamais créer : un style mordant construit sur le vif, issu des hasards de la vie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2008" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemodel2.jpg" alt="" width="336" height="425" /></p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout. Au fond de la seconde salle, je vous conseille d&#8217;aller écouter l&#8217;interview sonore de Lisette Model qui défile en boucle. Elle nous parle en artiste de sa manière de concevoir l&#8217;acte photographique, l&#8217;œuvre photographique, et de son enseignement de la photographie. Car, de 1956 à quelques semaines avant sa mort, Lisette Model n&#8217;a plus fait qu&#8217;enseigner. Elle n&#8217;a pas pour autant renoncer à créer. En tant qu&#8217;artiste-enseignante, n&#8217;hésitant pas à emmener ses apprentis photographes dans les rues de New-York, elle s&#8217;est employée à leur transmettre qu&#8217;il faut travailler avec ses tripes, trouver ce qui passionne et ne pas hésiter à rompre avec les conventions pour devenir un artiste, ne pas faire de la photographie d&#8217;élève. Certains d&#8217;entre eux ont continué à l&#8217;écouter et sont devenus Diane Arbus, Bruce Weber, Rosalind Salomon, Larry Fink et d&#8217;autres encore.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2009" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemodel1.jpg" alt="" width="346" height="425" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2010" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/lisettemodel5.jpg" alt="" width="340" height="425" /><br />
Alors, en sachant tout cela, je me suis demandé comment Lisette Model aurait perçu l&#8217;exposition de Esther Shalev-Gerz qui a lieu au-dessus de la sienne, au premier étage du Jeu de Paume, et qui est complètement différente. Je crois qu&#8217;elle aurait conseillé à n&#8217;importe quel apprenti photographe ou apprenti artiste d&#8217;aller la voir, simplement pour découvrir une autre manière plus contemporaine de s&#8217;intéresser aux gens et au passé, de créer en mélangeant photographie, vidéo et installation d&#8217;une façon conceptuelle, et parfois belle et sensible, notamment dans les propositions Perpetuum Mobile, White-Out : entre l&#8217;écoute et la parole, MenschenDinge.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2007" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/03/eshalev_whiteout.jpg" alt="" width="425" height="301" /></p>
<p>Je pense, dans notre ère à présent numérique, qu&#8217;elle aurait fait cela et qu&#8217;elle aurait bien fait car de telles propositions nous montrent qu&#8217;il peut exister aujourd&#8217;hui de nouvelles manières de faire et de montrer du documentaire artistique. Enfin, sur le point de partir, elle vous aurait fortement conseillé d&#8217;acheter le livre consacré à son travail, car il est instructif, graphiquement beau et ses photographies y sont exposées en pleines pages.</p>
<p>Lorsque je suis sorti du Jeu de Paume, j&#8217;ai repensé au quotidien que j&#8217;avais mis dans ma poche. Sur le point de le jeter, j&#8217;ai alors découvert quelque chose d&#8217;incroyable : il s&#8217;était transformé comme si tout ce que nous venions de voir lui avait servi. Étonnant, non ?</p>
<p><strong>Expositions Lisette Model et Esther Shalev-Gerz, Jeu de Paume</strong>, 1 place de la Concorde 75008 Paris. Jusqu&#8217;au 6 juin. Ouverture mardi de 10 h à 21 h, mercredi à vendredi de 12 h à 19 h, samedi et dimanche de 10 h à 19h. Entrée 7 euros, tarif réduit 5 euros.</p>
<p>Lien vers le <a href="www.jeudepaume.org/" target="_blank">site du Jeu de Paume</a></p>
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			<wfw:commentRss>http://www.lesphotographes.com/2010/03/01/lisette-model-au-jeu-de-paume-jusquau-6-juin-2010/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>Doug Pensinger, official photographer for 2010 Olympics Games in Vancouver</title>
		<link>http://www.lesphotographes.com/2010/02/25/doug-pensinger-official-photographer-for-2010-olympics-games-in-vancouver/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 17:58:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[English Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Doug Pensinger is a photographer for Getty Image and enjoys privileged access to shoot the best moments of the Winter Olympics in Vancouver. While this is a privilege, it is also a great deal of professional pressure - every day you must bring back sensational pictures and immediately send them to the agency to be sold. This American photographer, and true sports fan, tells us the story of his "gold" picture.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Portrait Doug Pensinger" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/contact.jpg" alt="Portrait Doug Pensinger" width="300" height="221" /></p>
<p><strong>Doug Pensinger is a photographer for Getty Image and enjoys privileged access to shoot the best moments of the Winter Olympics in Vancouver. While this is a privilege, it is also a great deal of professional pressure - every day you must bring back sensational pictures and immediately send them to the agency to be sold. This American photographer, and true sports fan, tells us the story of his &#8220;gold&#8221; picture.</strong><strong></strong></p>
<p><img title="Photographie Doug Pensinger" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/doug-pensinger.jpg" alt="Photographie Doug Pensinger" /></p>
<p>&#8220;Alpine ski racing photography is unlike any other sporting event as each race course is unique, while other fields of play are a fixed size and shape, and the action is obvious.  It takes days of scouting and investigating the course to find the perfect spot where the skier’s actions are dynamic, the background of the photo is clean and the light is right.  That said, the poor weather and course conditions that cancelled the athlete training several times in the past week also prevented photographers from adequately previewing the course.</p>
<p>The normal race program requires photographers to choose their position and be in place one hour before the start of the race for approval.  On Monday (Feb 15), I had entered the course at 730 am three hours before the start of the race, giving me two hours to find a spot.  While the primary focus is finding the visually perfect shot, the challenges are having to slalom around the world class athletes as they inspect the course while skiing (slip sliding) the tilted sheet of ice that is the Olympic Downhill course. And, on top of this, I’m navigating through with the burden of a 40lb backpack stuffed with camera gear, crampons, extra weather gear, etc.</p>
<p>For this event, the race course management made a last minute change to freeze the course to give the athletes some training time at speed on the lower section of the course. Unfortunately, this last minute change now altered my course position and I had to settle for a less than ideal spot that had many unknowns.</p>
<p>From this position, it was a ‘blind’ shot as the skier pops over the horizon with no warning, forcing me to focus and compose in a fraction of a second as they fly through the frame at 70mph.  The next challenge was that the background was only going to be good if the skier peaked at the right moment, like Bode Miller did during his run.  Everything came together under less than ideal circumstances, and this image of Bode Miller was my gold medal shot even if he came in third”.&#8221;</p>
<p><strong>This interview came from the Getty Images and lesphotographes.com partnership.</strong></p>
<p>To read the <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/02/25/doug-pensinger-photographe-officiel-des-jeux-olympiques-2010-de-vancouver/">translation in french, click here/Cliquez ici pour lire l’interview traduis en français</a></p>
<p>Go to <a href="http://www.dougpensinger.com" target="_blank">Doug Pensinger Website</a></p>
<p><a href="http://www.dougpensinger.com" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.gettyimages.fr/" target="_blank">Getty Images France</a> website</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Doug Pensinger, photographe officiel des Jeux Olympiques 2010 de Vancouver</title>
		<link>http://www.lesphotographes.com/2010/02/25/doug-pensinger-photographe-officiel-des-jeux-olympiques-2010-de-vancouver/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:56:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RD</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[photographier un skieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Doug Pensinger est photographe pour Getty Images, et à ce titre bénéficie d'accès privilégiés pour essayer de saisir les meilleurs moment Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver. Malgré cela, c'est une grande pression pour un photographe professionnel de devoir revenir chaque jour avec des images sensationnelles, et les transmettre immédiatement à l'agence pour qu'elle puisse les commercialiser. Cet américain passionné de sport nous raconte ici l'histoire de cette photographie "en or".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Portrait Doug Pensinger" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/contact.jpg" alt="Portrait Doug Pensinger" width="300" height="221" /></p>
<p><strong>Doug Pensinger est photographe pour Getty Images, et à ce titre bénéficie d&#8217;accès privilégiés pour essayer de saisir les meilleurs moment Jeux Olympiques d&#8217;hiver à Vancouver. Malgré cela, c&#8217;est une grande pression pour un photographe professionnel de devoir revenir chaque jour avec des images sensationnelles, et les transmettre immédiatement à l&#8217;agence pour qu&#8217;elle puisse les commercialiser. Cet américain passionné de sport nous raconte ici l&#8217;histoire de cette photographie &#8220;en or&#8221;.</strong></p>
<p><img title="Photographie Doug Pensinger" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/doug-pensinger.jpg" alt="Photographie Doug Pensinger" /></p>
<p>&#8220;Photographier les courses de ski alpin ne ressemble à rien dans le domaine de la photographie sportive : chaque course est unique alors que dans d’autres sports, les terrains ont une forme et une taille fixes ainsi qu’un cours de l’action évident. Cela prend plusieurs jours de repérage et d’investigation pour dénicher l’endroit où l’action du skieur sera dynamique, où l’arrière plan sera propre et où la lumière sera bonne. Malgré ça, les mauvaises conditions météo et les piètres conditions de course qui ont perturbé plusieurs fois l’entrainement des athlètes ont également perturbé la préparation des photographes.</p>
<p>Le programme des courses impose aux photographes d’avoir choisi leur position et d’être prêts une heure avant le départ de la course afin que ce soit validé par l’organisation. Lundi (15/02), je suis rentré sur le parcours à 7H30 – trois heures avant le départ. Il m’a fallu deux heures pour trouver un spot. La qualité du spot est qu’il permette les meilleurs rendus visuels, mais il faut aussi éviter les athlètes qui inspectent en ski la piste de descente olympique qui est une pente bien verglacée. Le tout en se déplaçant avec 20 kilos de matériel photo bien sûr mais aussi des crampons, des vêtements, etc.</p>
<p>Ce jour là, les organisateurs de la course ont fait un changement de dernière minute sur le parcours. Ils ont suspendu la course afin de donner du temps aux athlètes pour s’entraîner à vitesse réelle sur la partie basse du parcours. Malheureusement, ce changement de dernière minute a complètement bouleversé ma position lors de la course et j’ai dû me rabattre sur un spot moins idéal avec beaucoup d’inconnues.</p>
<p>De cette position, il y avait un angle mort qui fait que les skieurs surgissent de l’horizon sans prévenir. Cela m’oblige à faire le point et à composer ma photo en une fraction de seconde alors qu’ils passent devant moi à 100km/h. Le challenge suivant était que l’arrière plan allait être bon seulement si le skieur était au maximum de son saut au bon moment comme Bode Miller l’a fait lors de sa course. Cette photo est ma photo en or alors que lui-même a fini troisième et je l’ai obtenue dans une situation pas idéale lorsque tout les éléments ont été réunis.&#8221;</p>
<p><strong>Cette interview a été réalisée dans le cadre du partenariat Getty Images/lesphotographes.com</strong></p>
<p>Cliquez ici pour <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/02/25/doug-pensinger-official-photographer-for-2010-olympics-games-in-vancouver/">lire l’interview en anglais/To read the interview in english, click here</a></p>
<p>Lien vers le <a href="http://www.dougpensinger.com" target="_blank">site du photographe Doug Pensinger</a></p>
<p>Lien vers le <a href="http://www.gettyimages.fr/" target="_blank">site de Getty Images France</a></p>
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		<title>Simone Mazer, Vice-Présidente de Getty Images France</title>
		<link>http://www.lesphotographes.com/2010/02/25/simone-mazer-vice-presidente-de-getty-images-france/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>RD</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[En 2010, Getty Images devient notre partenaire, montrant ainsi son engagement auprès de ceux qui sont au cœur de l'image, investis tant au niveau de  la conception que de la création  et direction artistique. Au cours de cette année, nous aurons donc le plaisir de relayer les futurs évènements clés cautionnés par Getty Images, tels que les Jeux Olympiques de Vancouver, le festival de Cannes et le celui du Visa pour l'image qui se déroulera en septembre prochain à Perpignan. Pour bien comprendre la démarche et l’envergure de cette multinationale de l'image, nous avons demandé à Simone Mazer de nous la présenter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1869" title="portrait-simone-mazer" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/simone-mazer.jpg" alt="Photographie Getty Images" width="180" height="240" /></p>
<p><strong>En 2010, Getty Images devient notre partenaire, montrant ainsi son engagement auprès de ceux qui sont au cœur de l&#8217;image, investis tant au niveau de  la conception que de la création  et direction artistique. Au cours de cette année, nous aurons donc le plaisir de relayer les futurs évènements clés cautionnés par Getty Images, tels que les Jeux Olympiques de Vancouver, le festival de Cannes et le celui du Visa pour l&#8217;image qui se déroulera en septembre prochain à Perpignan. Pour bien comprendre la démarche et l’envergure de cette multinationale de l&#8217;image, nous avons demandé à Simone Mazer de nous la présenter.</strong></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1870" title="getty_images_large" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/getty_images_large.jpg" alt="BANQUE D’IMAGE QUALITE" /></p>
<p><strong>Comment est née Getty Images ?</strong></p>
<p>Getty Images a été créée en 1995 par Jonathan Klein et Marc Getty, deux visionnaires qui ont su s’emparer d’un marché en plein essor et tirer partie, de l’explosion du multimédia. Getty Images, est née de plusieurs rachats successifs tels que, Tony Stone, et Fotogram Stone en 1995. Puis, en 1999 il y a eu l’acquisition de Hulton Archives, un tournant majeur avec l’intégration d’une collection unique d’archives historiques et éditoriales.<br />
Aujourd’hui, avec l’évolution du marché, la volonté de Getty images est de couvrir une très large palette d’outils utiles et véritablement inscrits dans l’air du temps tout en étant proche des attentes de ses clients, grâce à un niveau de services de qualité exemplaire. Depuis l’image d’illustration en passant par la photo d’archive et d’actualité, mais aussi avec la production d’images de films et de reportages, Getty Images sait plus que jamais s’adapter et répondre à différents profils de publics.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img title="Photographie Getty Images" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/86500790_500k.jpg" alt="Photographie Getty Images" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>En ce qui concerne votre banque d’images, est-ce que vos clients se servent directement depuis votre site, ou bien sont-ils en relation avec des iconographes responsables de compte ?</strong></p>
<p>Les deux sont possibles. Néanmoins, nous avons, un moteur de recherche très performant,  autour duquel, les équipes techniques de Getty Images se sont beaucoup investies avec pour objectif principal de simplifier et d’optimiser au maximum le temps de recherche de nos clients. Aujourd’hui, outre le style, la qualité et la diversité des photos, l’ergonomie de notre site est incontestablement notre valeur ajoutée.</p>
<p><strong>Diriez-vous qu’aujourd’hui l’intervention d’un iconographe est de moins en moins justifiée  et que les internautes préfèrent réaliser leurs propres recherches ?</strong></p>
<p>Dans la théorie, il y a effectivement de moins en moins besoin d&#8217;iconographes parce que les moteurs de recherche sont en général aujourd’hui beaucoup  plus performants. Dans ce sens, les recherches sont facilitées et sont surtout désormais accessibles à tous.<br />
En revanche, force est de constater que l&#8217;offre s’est densifiée et qu’il n’est donc pas toujours évident de trouver rapidement le contenu recherché. Cela nécessite un minimum de méthode sous peine de perdre en efficacité. Dans ce sens, il est bien évident qu’un professionnel expérimenté adoptera plus naturellement les bons réflexes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img title="Photographie Getty Images" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/86544559_500k.jpg" alt="" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>Est-ce que vous diriez qu’en agence les professionnels sont de plus en plus sensibilisés à l&#8217;image ?</strong></p>
<p>Aujourd&#8217;hui avec Internet, le travail d&#8217;investigation autour de l’image s’est beaucoup démocratisé. Néanmoins, les professionnels auront toujours un temps d’avance en ce sens qu’ils sont initiés.   Il y a d’une part l’expérience et d’autre part des qualités requises pour cette discipline, telles que le cadrage, l&#8217;œil, la technique… Prenez les iconographes, par exemple, ce sont des experts qui ont l&#8217;œil vif et sont très souvent en veille active  à l’affût de la meilleure photo. Ils savent repérer  les images de situation qui feront toute la différence en un clin d’œil et selon moi, c’est un métier qui ne s’improvise pas.<br />
Ce sujet avait fait l’objet de vives polémiques au moment de la guerre du Golf, car il y avait eu une telle profusion d&#8217;images, qu’elles perdaient presque de leur sens et de leur impact sur l’opinion. A  cette époque, on avait d’ailleurs tendance à penser que c&#8217;était facile de capter et de produire des images sensationnelles.<br />
<strong><br />
Diriez-vous que Getty Images est un site qui peut aider l’artisan photographe professionnel dans son travail au quotidien ?</strong></p>
<p>En effet, il peut tout à fait l&#8217;utiliser comme source d’inspiration, et si il a envie de travailler pour  nous, c&#8217;est possible à la condition d’apporter un angle différent, une dimension à forte valeur ajoutée et des thèmes précis. Dans un autre registre toutefois, les photographes peuvent aussi utiliser la plateforme de FlickR pour partager et proposer leurs travaux.<br />
L’autre alternative que nous proposons, est d’utiliser la base d’IstockPhoto, une autre plateforme communautaire de Getty Images. Celle-ci était au départ destinée à un public d’amateurs, mais elle est devenue au fil du temps, de plus en plus prisée des  artisans photographes.  Ainsi, ils peuvent publier, échanger et vendre leurs photos.</p>
<p><strong>Le moteur de recherche de Getty Images permet-il de consulter les images provenant de ces trois plateformes ?</strong></p>
<p>Bien non, car  ces sites sont indépendants. Les photographes travaillant pour Getty Images ont un accès direct sur le site de Getty Images.<br />
Avec Flickr, en revanche, les photographes peuvent soumettre leurs photos à Getty Images qui décidera, en fonction de leurs potentiels, de les incorporer ou non à son moteur de recherche. Si c’est le cas, elles seront alors accessibles.<br />
Enfin, iStockphoto est un autre moteur de recherche qui dispose d’une autre base de données, complètement détachée des deux précédents.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img title="Photographie Getty Images" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/86521037_500k.jpg" alt="Photographie Getty Images" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>Comment vous positionnez –vous à l’égard des photographes ?</strong></p>
<p>Getty Images est d’abord et avant tout une agence de contenu multimédia. Aujourd’hui, notre crédo est d’aller au-delà de la photographie. Dans ce sens l’avènement du digital est très important pour Getty Images qui souhaite conserver une longueur d&#8217;avance sur les nouvelles tendances et innovations technologiques. Vidéo, sons, musiques, nous proposons désormais des produits finis, encapsulés et prêts à emploi. Nous avons des textes ou des bandes son, et nous avons aussi des images qui peuvent être fixes ou animées et même prêtes à diffuser.</p>
<p>En parallèle, la volonté de Getty Images est d’aider à la création et au développement de projets en apportant un soutien financier auprès de  jeunes talents. Depuis 4 ans maintenant nous avons créé les Bourses, une remise de prix donnant lieu à une contribution financière, afin d’aider les lauréats à mener à bien leurs projets et sans aucune contrepartie. Dans cette perspective, nous souhaitons soutenir et aider à l’émergence des talents de demain et jouer un rôle actif dans l’avenir de la profession.</p>
<p><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1986" title="Photographie Getty Images" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/96970490_matthew-stockman.jpg" alt="Photographie Getty Images" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous expliquer le dispositif mis en place par Getty Images sur le site des JO de Vancouver?</strong></p>
<p>Sur place, nous avons plus de 60 personnes, photographes et éditeurs qui sont investis dans l’organisation des Jeux Olympiques, pour le compte de Getty Images. Notre motivation est intacte et notre collaboration quasi historique. Cette aventure a débuté  lorsque Getty Images a racheté AllSport, une entité qui suivait déjà les Jeux Olympiques depuis 1968. En 1988, Getty Images devient le partenaire officiel du comité olympique international. Depuis, nous avons mis en place un large dispositif, avec la présence de  nombreux photographes spécialisés et capables de couvrir tous les aspects des disciplines sportives représentées, ainsi que les occasions plus conventionnelles, comme  les remises de médaille. Nos représentants assurent ainsi  un flux régulier d&#8217;informations et d&#8217;images, et répondent également aux commandes des annonceurs présents sur l’évènement. C&#8217;est pour nous un engagement très important, avec notamment avec la couverture d’autres grands temps forts sportifs, comme la coupe du monde de football que nous allons de nouveau suivre cette année en Afrique du Sud.</p>
<p><strong>Quels sont les moyens mis en place par Getty Images pour couvrir l&#8217;évènement ?</strong></p>
<p>Au-delà des 26 photographes qui seront présents et sans compter les équipes techniques et administratives, nous avons la chance de disposer d’un véritable dispositif de pointe avec du matériel de très haut niveau, depuis les prises de vue et jusqu’à  la transmission des images en temps réel…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1985" title="96937866_jasper-juinen" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/96937866_jasper-juinen.jpg" alt="" width="399" height="600" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>Avez-vous des accès privilégiés pour que les photographes puissent se positionner stratégiquement pour les prises de vue ?</strong></p>
<p>Tout à fait et en tant que photographes officiels, ils ont des accès spéciaux et peuvent circuler dans des endroits incroyables et disposer des meilleurs points de vue. Sur ce type d’évènements, Getty Images s&#8217;engage par ailleurs à ce que les images soient fournies en quelques minutes sur le site, afin d’être éditées dans la foulée.</p>
<p><a href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1984" title="Photographie Getty Images" src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/96937614_bennett.jpg" alt="Photographie Getty Images" /></a><br />
©Getty Images</p>
<p><strong>Vous fêtez  vos 15 ans cette année,  c’est une date d’anniversaire importante, avez-vous des projets de développement à cette occasion ?</strong></p>
<p>Je ne connais pas encore le programme des festivités pour notre anniversaire, c&#8217;est encore un peu trop tôt.</p>
<p>Au niveau des innovations, nous venons tout juste de lancer Thinkstock, un site de vente de photos libre de droits par abonnement. Le but est de simplifier l&#8217;achat de photos pour les créatifs, en leur proposant deux niveaux de services, un abonnement mensuel ou bien annuel, avec un accès en libre service. Grâce à ce nouveau système, nos abonnés peuvent télécharger  jusqu’à 25 images par jour, avec un coût de revient relativement faible puisque le coût d’abonnement annuel est plafonné à 1 999€<br />
Nous avons décidé de lancer cette troisième plateforme,  afin de diversifier une fois de plus notre offre avec l’ambition de  proposer un système d’accès et de  choix de photos encore différents des autres. En effet, le site Getty Images est davantage tourné vers le haut de gamme, alors que le site IstockPhoto a pour vocation de proposer des photos d’illustration très largement accessibles, en bénéficiant par exemple, d’une gamme de prix ultra compétitive, avec des prix descendant jusqu’à 3€ par photo.</p>
<p><strong>Propos recueillis par RD</strong></p>
<p><strong>À propos de Getty Images</strong><br />
Getty Images est le principal fournisseur mondial de photos, de films, de services en ligne et de musiques. Cette société crée et commercialise un ensemble de collections d’images parmi les plus importantes, dédiées aux professionnels de la communication à travers le monde entier. Getty Images travaille avec de nombreux photographes primés dont on retrouve le travail tous les jours dans les journaux, les magazines, la publicité, le cinéma, la télévision, les livres et les sites Internet les plus divers. C’est vers le site gettyimages.fr que se tournent en priorité les professionnels pour rechercher, télécharger et acheter des images de grande qualité. Basée à Seattle, cette société internationale compte des clients dans plus de 100 pays différents.</p>
<p>Pour plus d’informations, le site <a title="BANQUE D’IMAGE de QUALITE" href="http://www.gettyimages.fr" target="_blank">www.gettyimages.fr</a>.</p>
<p>Getty au <a title="GETTY IMAGES AGENCE PHOTOGRAPHIQUE OFFICIELLE JEUX OLYMPIQUES 2010 VANCOUVER" href="http://www.gettyimages.com/EditorialImages/Sport?ParentEventId=83519705" target="_blank">Jeux Olympiques de Vancouver</a></p>
<p><span lang="FR">Rétrospective de l’année 2009 en images : </span><a title=" YEAR IN FOCUS GETTY IMAGES RETROSPECTIVE MEILLEURES IMAGES 2009" href="http://www.gettyimages.com/EditorialImages/Sport?parentEventId=93531906" target="_blank">Year in Focus 2009</a></p>
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		<title>Nick Brandt photographs African animals, aesthetics versus barbarism</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 15:56:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[To meet Nick Brandt, you need patience first of all, as this photographer is highly demanded and extremely bus, case in point: his latest work – “A shadow falls” – was opening in three European capitals within ten days! Lesphotographes.com managed to catch him in Brussels before he left for Paris: patience was rewarded. Nick Brandt is a photographer with a real and genuine passion for his subjects, African animals.  His pictures bring this well-known photography genre to another level, adding intimacy and romance. He took his time (and missed his train) to share thoughts with lesphotographes.com on his work and the current condition of African animals.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/portrait-nick-brandt.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<strong><br />
To meet Nick Brandt, you need patience first of all, as this photographer is highly demanded and extremely busy, case in point: his latest work – “A shadow falls” – was opening in three European capitals within ten days! Lesphotographes.com managed to catch him in Brussels before he left for Paris: patience was rewarded. Nick Brandt is a photographer with a real and genuine passion for his subjects, African animals.  His pictures bring this well-known photography genre to another level, adding intimacy and romance. He took his time (and missed his train) to share thoughts with lesphotographes.com on his work and the current condition of African animals.</strong></p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/lion-before-storm-ii-sitting-profile.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Lion Before Storm II – Sitting Profile. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Do you see “A Shadow falls”, your latest work, as a testament that describes African animals or as a work that should motivate people to protect those animals?</strong></p>
<p>First of all, it’s a last testament. At the same time, those animals are disappearing but that doesn’t mean that we should give up.  Like with global warming, anybody with a sense of intelligence knows that global warming is happening and it is getting worse.  But that doesn’t mean that we should just give up – we can do things.  In the same way, these animals are disappearing really fast and it’s going to get worse but we still have to do a certain amount of things. I’m recording this world as it is now and may never be again.  I also want people to help in any way they can and I’m just one part of whatever it may be.  It may be environmentalists, it may be photographers…  Each of us is trying to inform.</p>
<p><strong>This way of showing animals is different than what we are used to. We tend to think about these photos taken of lions in action for instance, lots of color, and so on.  When you first began photographing, did you think about taking pictures as you do portraits in black and white?</strong></p>
<p>No, because I’ve never thought of myself as a wildlife photographer. Even when I was going on holiday as a tourist to Africa, before I started, I had my Pentax 67. I was already shooting in black and white and I always hated 35mm. Right from the very beginning, in my first book, there are a few photos that are from the very first ten rolls I ever shot in Africa; if you look through all my contact sheets, none of it is action. One time, I actually bought a very slight telephoto and I hated it.  I tried it for a couple of days and put it away again.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/lions-head-to-head-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Lions Head To Head. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>All of your work is shot with a Pentax 67, with a short lens?</strong></p>
<p>Yes.</p>
<p><strong>With this short lens, how do you get close to the models?  Is this easily achieved?</strong></p>
<p>No, but it depends – every animal is different and you never know. The difficulty is the number of places that I can get close to animals shrinks because the habitat is being destroyed.  All that is left are the parks and then because all the tourists are going to those parks, for me to be alone with an animal becomes harder and harder.  I can’t be close to animals when there are other people there because then I’m blocking their view, so it’s antisocial.  So, I’ll be sitting all day with lions, waiting to get their photograph and finally at the end of the day, the lions get up and at that moment tourists in a Land Rover come over the hill. And I have to back away because I can’t block their view.  I’ve spent all day spending time so the lions are completely relaxed so that when they get up they won’t even notice my team and I… but then that’s it. It becomes harder and harder. I increasingly have to go during low-season, but even then, there is getting to be no off-season. It’s very frustrating.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/buffalo-with-lowered-head-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Buffalo With Lowered Head. © 2010 Nick Brandt</em><strong></strong></p>
<p><strong>Do you have any problems with the tourists or tourist guides?</strong></p>
<p>No, it’s anti-social and it would not be fair to them.  Somebody could be on their honeymoon, or holiday of a life time and it’s not fair, so even though it drives me crazy, I have to back off.</p>
<p><strong>Over which period of time was “A shadow falls” shot?</strong></p>
<p>Over four years I spent a total of one year to get these photos. 58 photos, 58 seconds for one year of time spent there.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/cheetah-and-cubs.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Cheetah &amp; Cubs. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Beyond this year of photographs, there is also the editing and printing and so on.  You do this by yourself?</strong></p>
<p>I feel that when you print this yourself, even if it’s on an ink-jet printer, you learn more about what’s wrong with a photo.  I like to do it myself. I think that I spend more time saying “oh that’s not good” or “that’s bad grading.”</p>
<p><strong>So you rework in a continuous flow to improve and to get these results we see here?</strong></p>
<p>Yeah.</p>
<p><strong>How do you proceed before reaching the printing step?</strong></p>
<p>I scan the black and white film and I just use software for the sepia.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-with-tattered-ears-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant With Tattered Ears. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Coming back to the life of these animals, you said that there is getting to be less and less of them. I read somewhere that you took a trail road eight years after taking the same trail for the first time and that you were surprised to see so many fewer animals. What happened to them?</strong></p>
<p>Basically there is such an incredible population increase in Africa, even though you think of Africa as huge.  Unfortunately the best concentration of wild-life is also where an awful lot of the population is, such as in southern Kenya, in northern Tanzania…  Just as the population increases with high poverty, you have these animals which are basically free meat: they don’t stand a chance.  They’ll just get eaten and everything gets eaten.  The lions will just get killed because they’re killing local livestock.  So the lions get poisoned and before very long there is nothing left.</p>
<p><strong>I see from your work both pessimistic views and optimistic ones. Do you share this view? </strong></p>
<p>It’s strange because I’m quite surprised when people mention that to me. I’m surprised they get from the photographs a sense that this is all disappearing. There is nothing in my photographs that says this is disappearing. And yet somehow, I don’t understand how or why, people get that impression. I don’t know why it is.</p>
<p><strong>Do you foresee another project after this one?</strong></p>
<p>This book is the second in a trilogy. The first was “On This Earth”, the second book was “A Shadow Falls”, and the third will finish the sentence: On this earth, a shadow falls…. And if you look through ‘a shadow falls’, there is a sequence.  It starts in paradise with an abundance of animals, of green, of water.  As you turn the pages, it gradually gets dryer and less and less trees, less and less animals,   until you get towards the end of the book.  The trees are dead and there’s no water left. The final photograph is of the abandoned ostrich egg on the bare lake bed which you can interpret any number of ways.  Is there hope in that?  Is there despair in that? And I don’t know myself. But it’s just there, left as a question  mark that then leads into the third book, which has to somehow –  and I’m not sure how –  go darker.  That will complete the trilogy.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/abandoned-ostrich-egg-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" />Abandoned Ostrich Egg. © 2010 Nick Brandt</p>
<p><strong>What made you go into the subject of African animals as a photographer?</strong></p>
<p>I’ve always loved animals and as a film maker, I couldn’t find stories meant for adults about animals. Basically, just about every movie with animals is for kids.  And I’m not really interested in making a kid’s film although I love the fact that kids respond to my photos, because they are the future generation. And also, film making is completely frustrating and miserable; not when you’re filming, but when trying to get the money. You wait years and years and years, the best years of your life, the most creative years and the years you have the most energy, just not doing anything.<br />
Living in California, having meetings with producers, studio people to talk about scripts that never actually get made because you haven’t got the money&#8230; The years just go by like that! And it was driving me insane.  I couldn’t stand it anymore.  I needed to create.<br />
As for Africa, I went there in 1995 to direct one of the videos they did for Michael Jackson. And I absolutely fell in love with the place.  It was completely magic to me. I had to go back on holiday and that’s when I started taking my Pentax with me. I just realized there is a way of expressing my feelings without the need of somebody else’s money.  Initially, it cost a lot.  I had to direct stupid car commercials to pay for these expensive trips. I could never have taken these photos the normal way, like most wildlife photographers.</p>
<p><strong>What is your way of working? How do you proceed differently?</strong></p>
<p>They drive themselves and they spend very little money. I have a team with me with three vehicles with radio to communicate. It’s useful to have the other vehicles there, for example watching the sleeping cheetahs; they can let me know when they wake up. It’s more like doing film. It’s like a shoot with a crew.  Another example with the lions: I can spend 17 days in a row going back to that same lion with the wind waiting for it to wake up and on the 18th day it does. I get the opportunities working this way, and I’m using my time more efficiently. But that’s really expensive to do it in such a way.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-drinking.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant Drinking. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Do you have a certain preference for certain lights with certain animals? For elephants, you usually have a strong sun and clear sky whereas the lions are shot more in dim lights…</strong></p>
<p>I like shooting in cloud, because I like the softer aesthetic sensibility of that light – the hard light of the sun has too modern a sensibility. Also, cloudy light allows one to see the iconic graphic shape of the animals without sun and shadow complicating the shape.<br />
I also find hard sun and blue sky usually very unatmospheric. If you take a look at a lot of my photographs and imagine, instead of the clouds, a clear blue sky, the photograph will be much less interesting. Suddenly there is all this boring empty space with no atmosphere.<br />
Now, occasionally, there is a completely clear sky, like with the “Elephant with exploding dust”. But the irony is that the dust is the cloud. With lions, within a couple of hours after sunrise the sun gets too high and then you just can’t see their eyes and it’s just ugly. There is no point in taking a photo and wasting your time. You’ll never see a photograph of mine of lions or cheetahs taken after 8 in the morning, unless it’s cloudy, and then it can be the middle of the day. The gorillas are the same, the chimpanzees are the same. You have to have that cloudy soft light so you see into their eyes.  Otherwise you just have black sockets.<br />
The elephants are interesting because I love shooting them in clouds because there is, again, that lovely soft charcoal light, but they can also look good in high light because they have these fantastic boney skulls and the way the sun creates contours.  Then you can’t photograph them in sun towards the end of the day because then it flattens out all the texture on the contours. So there are a lot of rules I have that mean that I go days and days and days and days without even picking up my camera. I’m just sitting there, going crazy because I’ve come in the rainy season but there is no rain, and there are no clouds, only blue skies.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-with-exploding-dust.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant With Explosing Dust. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephants-on-bleached-lake-bed.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephants On Bleached Lake Bed. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>How could things evolve towards a better preservation of your endangered photographic subjects?</strong></p>
<p>The best conservation, the most modern thinking conversation is all about working with the local communities that live in the same environment as the animals. That is the only way it can work. The problem is that, even when you do that and even when the local communities understand the importance of the economic benefits that they will gain by having all these tourists coming into looking at these animals, you still only need 100 bad apples with guns and poison to come in from five hundreds miles away, a thousand miles away. With their AK 47, or with their poison, they can just wipe out all that wildlife in a very very very little time. Then, all that work that local communities have been doing is for nothing.  And that’s what’s been happening in the last years.  Add to that the worst draught in 30 years, the economic crisis so there is a huge drop off in tourism.  Then there are Chinese: the new colonialists of Africa. And everything that was so bad about what the Europeans did a century ago, now the Chinese are doing it in a different kind of way, more an economic colonialism.<br />
There has been an explosion in demand for ivory from the Far East in the last few years. It’s gone from $400 a kilo in 2004 to $6000 a kilo today. As a result an estimated 10% of the African elephant population – about 30.000 elephants a year – is being wiped out to satisfy that demand.<br />
Everywhere the Chinese road construction crews go, the poaching increases. So, if you are a poor African, who earns maybe 100 or 200 dollars a year, it’s hard for you to say no to the money to go kill an elephant for its ivory. They need to feed their family. I don’t blame the local Africans.  The persons to blame are the rich First World, or the Chinese, or whatever, the people who want the ivory, or the people who want the gorilla hand to make an ash tray, or whatever the hell it is.<br />
Then also, again in spite of all the best efforts, even when an area is protected, you still have people coming in and illegally killing the animals for food, taking down the wood for charcoal for firewood.  And that is not just in Africa but everywhere.  In Mexico, there is the Biosphere reserve for the monarch butterflies: in the satellite photo in 2004, the mountains are covered in forest and you look at 2008 and it’s gone.  And this is in the reserve, it’s not outside.  It’s gone.  So if everything is getting destroyed even in the reserves, what the hell chance is there…<br />
You can keep throwing money in for preservation. For quite a long time I’ve felt very secure that the elephants were going to be ok, that the ivory ban was working, but the incredible fast explosion of the Chinese middle class has changed everything; they don’t give a fuck.  They just want the ivory. You have to do it all over again with these Chinese now. Like the Western World slowly learned to treat that world with respect.</p>
<p><strong>Have you planned to have an exhibition in China?</strong></p>
<p>That is a good question! I know that I should because I said “no” to it all because I’m so disgusted by what they do, but at the same time I go “shit, I really should agree because then I can do publicity”. I don’t expect to make that much change with the exhibition.  It’s when you do the interviews that go with the exhibition that you try to kind of, what we are talking about now.  I should and I haven’t.<br />
One of the interesting things, I just started a Facebook page a month ago and I go on online and see which countries people are visiting from. Lots from India, but China: no. And I know I’m making a huge generalization and there are millions and millions and millions and millions of lovely Chinese who would care about animals.</p>
<p><strong>MF in Brussels<br />
</strong></p>
<p>To <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/02/21/nick-brandt-photographie-les-animaux-africains-lesthetisme-contre-la-barbarie/">read the translation in french, click here/Cliquez ici pour lire l’interview traduis en français</a></p>
<p>Link to <a title="Photographer Nick Brandt" href="http://www.nickbrandt.com/" target="_blank">Nick Brandt&#8217;s Website</a></p>
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		<title>Nick Brandt photographie les animaux africains, l&#8217;esthétisme contre la barbarie</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 15:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MF</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Pour rencontrer Nick Brandt, il faut surtout de la patience parce que ce photographe est extrêmement occupé et demandé. A titre d'exemple, son dernier projet « A Shadow Falls » a été exposé dans trois capitales européennes en seulement dix jours. La patience de Lesphotographes.com a fini par payer : nous l’avons rencontré à Bruxelles juste avant son départ pour Paris. Nick Brandt est un photographe avec une passion sincère pour son sujet : les animaux africains. Il ajoute de la romance et de l’intimité pour élever ce genre très connu de la photographie à un nouveau standard. Avec nous, Il a pris son temps (et raté son train), pour partager ses pensées, son travail, et la condition des animaux africains.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/portrait-nick-brandt.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<strong><br />
Pour rencontrer Nick Brandt, il faut surtout de la patience parce que ce photographe est extrêmement occupé et demandé. A titre d&#8217;exemple, son dernier projet « A Shadow Falls » a été exposé dans trois capitales européennes en seulement dix jours. La patience de Lesphotographes.com a fini par payer : nous l’avons rencontré à Bruxelles juste avant son départ pour Paris. Nick Brandt est un photographe avec une passion sincère pour son sujet : les animaux africains. Il ajoute de la romance et de l’intimité pour élever ce genre très connu de la photographie à un nouveau standard. Avec nous, Il a pris son temps (et raté son train), pour partager ses pensées, son travail, et la condition des animaux africains.</strong></p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/lion-before-storm-ii-sitting-profile.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Lion Before Storm II – Sitting Profile. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Voyez-vous votre projet récent « A Shadow Falls » comme un testament qui décrit les animaux africains, ou comme un travail qui doit motiver les peuples à protéger ces animaux ?</strong></p>
<p>Pour moi, c’est un dernier testament. Ces animaux disparaissent mais ceci ne veut pas dire qu’il faut les abandonner. Comme dans le cas du réchauffement climatique, tout le monde avec un tant soit peu de jugeote sait que ça existe et que ça s’empire. Il ne faut pas perdre espoir, on peut toujours faire quelque chose. Ces animaux disparaissent tellement vite et cette situation va tellement en s’empirant, que nous sommes obligés de faire quelque chose.  Je documente ce monde comme il est aujourd’hui, et peut-être comme il ne sera jamais plus. Je souhaite que les gens s’engagent comme ils le peuvent. Moi, je ne suis qu’un seul élément de l’action qui peut être faite. On peut être environnementalistes, ou photographe par exemple. Chacun de nous essaye d’informer les autres.</p>
<p><strong>Cette façon de présenter les animaux varie de ce dont nous avons l’habitude. Nous pensons à des photographies de lions, prises sur le vif, avec beaucoup de couleur par exemple. Quand vous avez commencé à photographier, aviez-vous déjà pensé à prendre vos photos comme des portraits et en noir et blanc ?</strong></p>
<p>Je ne me suis jamais pensé comme photographe de nature. Même en tant que touriste en Afrique, avant que je commence ce travail, j’avais mon Pentax 67, je photographiais déjà en noir et blanc et je détestais le 35mm. Depuis le début, et dans mon premier livre, il y a quelques photos des dix premières pellicules que j’ai faites en Afrique. Si vous regardez toutes mes planches contact, il n’y pas de photos d’action faites au téléobjectif. En fait, j’ai acheté un petit téléobjectif, je l’ai utilisé pendant quelques jours, puis je l’ai rangé pour de bon.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/lions-head-to-head-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Lions Head To Head. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Tout votre travail est fait avec un Pentax 67, un objectif court ?</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Comment vous approchez-vous des modèles avec un objectif court ? Est-ce facile ?</strong></p>
<p>Non, mais ça dépend – chaque animal est différent et on ne peut jamais savoir. La vraie difficulté est que les endroits où je peux m’approcher des animaux deviennent de moins en moins nombreux parce que leur habitat est détruit. Tous ce qui reste sont les parcs et parce que les touristes vont dans ces mêmes parcs, c’est donc de plus en plus difficile pour moi d’être seul avec les animaux. Et je ne peux pas être près des animaux quand il y a d’autres gens: je leur gâche la vue et c’est un peu antisocial! Parfois je m’assois tout la journée avec des lions, en attendant de les photographier, et à la fin de la journée, les lions se lèvent et à ce même moment, des touristes dans un Land Rover apparaissent sur la colline. Je dois reculer parce que je ne peux pas bloquer leur vue. J’ai passé toute ma journée pour que les lions soient complètement tranquilles, pour que quand ils se lèvent ils ne remarquent même pas mon équipe et moi….mais c’est comme ça. C’est de plus en plus difficile. Souvent, je dois y aller hors saison, mais même ça ets insuffisant puisqu&#8217;il n’existe presque plus de &#8220;hors saison&#8221;. C’est très frustrant.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/buffalo-with-lowered-head-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Buffalo With Lowered Head. © 2010 Nick Brandt</em><strong></strong></p>
<p><strong>Est-ce que vous avez de problèmes avec les touristes ou leurs guides ?</strong></p>
<p>Non, ce serait antisocial et injuste pour eux. Il se peut que certains d&#8217;entre eux<br />
soient en pleine lune de miel, ou passent les vacances de leur vie, donc ce n’est pas<br />
juste, même si ça me rend fou je dois reculer.</p>
<p><strong>« A Shadow Falls » a était fait en combien de temps ?</strong></p>
<p>Pendant quatre ans, j’ai passé un total d’un an pour faire ces photos. 58 photos, 58<br />
secondes pour un an de temps passé là-bas.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/cheetah-and-cubs.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Cheetah &amp; Cubs. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Au-delà de cette année de photographie, il y a aussi le travail de tri et d’impression. Vous faites ça tout seul ?</strong></p>
<p>Je trouve qu’imprimer soi-même est le meilleur moyen de comprendre les erreurs dans la photo,<br />
même si c’est seulement avec une imprimante jet d’encre.  J’aime le faire moi-même. Je pense que je passe plus de temps à dire «ah, ce n’est pas bien » ou « les nuances sont mauvaises ».</p>
<p><strong>Donc vous retravaillez l’ensemble continuellement pour améliorer votre travail et pour avoir le<br />
résultat que nous voyons ici ?</strong></p>
<p>Ouais.</p>
<p><strong>Comment procédez-vous avant l’impression ?</strong></p>
<p>Je scan la pellicule noir et blanc et je me sers d’un logiciel pour faire le sépia.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-with-tattered-ears-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant With Tattered Ears. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Retournons à la vie de ces animaux, vous avez dit qu’ils sont de moins en moins nombreux.<br />
J’ai lu quelque part que vous êtes retourné sur un chemin huit ans après l’avoir emprunté et que vous étiez surpris par la diminution des animaux.  Que leur est-il arrivé ?</strong></p>
<p>Il y a une croissance incroyable de la population en Afrique, même si le continent est considérablement grand. Malheureusement, la concentration de nature est aussi la plus importante là où se trouve une grande partie de la population, comme dans le sud du Kenya, ou le nord de la Tanzanie. La population augmente en même temps que beaucoup de pauvreté et il y a ces animaux qui deviennent essentiellement de la viande gratuite. Ils n’ont aucune chance. Ils seront mangés, tout sera mangé. Les lions seront tués parce qu’ils tuent le bétail local. Ils seront empoisonnés et dans pas très longtemps, il ne restera plus rien.</p>
<p><strong>Je vois dans votre travail des vues pessimistes et optimistes. Vous êtes d’accord avec ça ?</strong></p>
<p>C’est bizarre parce que je suis toujours étonné quand les gens me disent ça. Je suis surpris qu’ils ressentent que tout disparaisse. Il n’y a rien dans mes photos qui dise que tout va disparaitre, et pourtant, je ne comprends pas comment, les gens ont ce sentiment. Je ne sais pas pourquoi.</p>
<p><strong>Vous voyez un autre projet après celui-ci ?</strong></p>
<p>Ce livre est le deuxième d&#8217;une trilogie. Le premier était « On This Earth », le deuxième était « A Shadow Falls », et le troisième va finir la phrase : sur cette terre, un ombre tombe… Si vous regardez dans « A Shadow falls » il y a un fil conducteur. Il commence avec le paradis et une abondance d’animaux, du &#8220;vert&#8221;, de l’eau. En tournant les pages, tout devient progressivement plus sec, et il y a de moins en moins d’arbres et d’animaux, jusqu&#8217;à arriver à la fin du livre. Les arbres sont morts et il n’y a plus d’eau. La dernière photo est d’un œuf d’autruche sur le fond d’un lac asséché, ce qu’on peut interpréter de plusieurs manières: y a-t-il un espoir ou au contraire aucun ? Moi, je ne sais pas, mais c’est juste là, laissé comme une pointe d’interrogation qui mène au troisième livre, qui doit aller plus vers le noir, mais je ne sais pas encore comment. Ça va compléter la trilogie.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/abandoned-ostrich-egg-l.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
Abandoned Ostrich Egg. © 2010 Nick Brandt</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a poussé vers le sujet des animaux africains ?</strong></p>
<p>J’ai toujours adoré les animaux. En tant que réalisateur de cinéma, j’avais du mal a trouver des contes d’animaux pour adultes. En gros, presque tous les films d’animaux sont pour les gamins. Je ne suis pas très intéressé pour faire un film pour les enfants, même s’ils réagissent à mes photos parce qu’ils sont la génération du futur. De plus, le processus pour faire un film est frustrant hors du tournage en lui-même: on cherche des financements. On attend des années et des années, les meilleures années de notre vie, les années les plus inspirées et pleines d&#8217;énergis, en ne faisant rien.<br />
Vivre en Californie, avoir des réunions avec des producteurs et des gens du studio pour un film qui ne sera jamais fait parce qu’il manque de l&#8217;argent&#8230; Des années peuvent se passer comme ça ! Ça m’a rendu dingue.  Je n’en pouvais plus. J’ai eu besoin de créer enfin.<br />
Quant à l’Afrique, j’y suis allé en 1995 pour faire un des clips de Michael Jackson. Je suis tombé amoureux de ce continent. C’était complètement magique pour moi. Je devais y retourner pour mes vacances et c’est quand j’ai amené mon Pentax avec moi que je me suis rendu compte qu’il y avait des moyens de m’exprimer sans avoir besoin de l’argent de quelqu’un d’autre. Au début, ça m&#8217;a beaucoup coûté. Je devais réaliser des pubs stupides pour des voitures pour payer mes voyages. Je n’aurais jamais pu prendre ces photos d’une façon normale, comme la plupart des photographes de nature.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ? Avez-vous un processus différent des autres ?</strong></p>
<p>J’ai une équipe de trois véhicules et une radio pour communiquer. C’est utile d’avoir les autres voitures, pour surveiller les guépards endormis par exemple. Mon équipe peut m’avertir quand les guépards se réveillent. C’est plutôt comme le tournage d’un film. C’est une séance en équipe. Encore un exemple avec les lions : je peux passer 17 jours d’affilée en attendant un lion qui dort et qui se lève le 18ème jour. J’ai plus d’opportunités en travaillant comme ceci ; j’utilise mon temps d’une manière plus efficace. Mais c’est très cher de fonctionner comme cela.</p>
<p style="center;"><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-drinking.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant Drinking. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Pour les éléphants, vous avez souvent une lumière forte et un ciel clair tandis que les lions sont photographiés dans une lumière plus faible. Avez-vous de préférence de lumière pour certains d’animaux ?</strong></p>
<p>J’aime photographier avec les nuages parce que j’aime cette sensibilité esthétique plus douce. Une lumière plus forte connote un sens moderne. D’ailleurs, une lumière nuageuse permet de voir dans ces animaux avec leur apparence et leur graphisme propres, sans la complication du soleil et de ses ombres portées. Je trouve aussi qu’une forte lumière et un ciel bleu n’entraîne pas l&#8217;atmosphère particulière que je recherche. Si vous prenez mes photos et imaginez un ciel bleu, la photo devient beaucoup moins intéressante. Tout d’un coup il y a toute une espace vide et ennuyeux qui manque d’atmosphère.<br />
De temps en temps, il y a un ciel complètement clair, comme dans « Elephant with explosing dust ». Mais l’ironie, c’est que la poussière devient nuage.<br />
Pour les lions, quelques heures après l’aube, la lumière devient trop forte et on ne voit plus leurs yeux –  c’est juste moche. Ça ne sert à rien de prendre une photo – c’est une perte de temps. Vous ne verrez jamais une de mes photos de lions ou de guépards prise après 8 heures du matin, sauf s’il y a des nuages, et alors ça peut être dans l’après-midi. Pareil pour les gorilles et les chimpanzés. Il faut une lumière nuageuse et douce pour voir leurs yeux, sinon il n&#8217;y a que des trous noirs.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephant-with-exploding-dust.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephant With Explosing Dust. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/elephants-on-bleached-lake-bed.jpg" alt="Photography Nick Brandt" /><br />
<em>Elephants On Bleached Lake Bed. © 2010 Nick Brandt</em></p>
<p><strong>Quels changements peut-il y avoir pour mieux préserver vos sujets photographiques menacés ?</strong></p>
<p>La meilleure conservation, et celle qui est éthiquement la plus moderne, se base sur un travail avec les communautés locales qui vivent dans le même environnement que les animaux. C’est la seule manière qui peut fonctionner. Le vrai problème, c’est que même si vous travailler avec les communautés et que les gens comprennent l’importance financière d&#8217;avoir des touristes qui viennent pour voir les animaux, il suffit d’avoir 100 mauvais types, qui viennent de 100 km ou 1000 km, avec leurs fusils AK 47 ou leurs poisons. Ils peuvent anéantir la faune très très très vite. Et puis tout ce travail avec les communautés locales n&#8217;aura pas porté ses fruits. C’est ce qui arrive depuis quelques années.<br />
Ajoutez la sécheresse - la pire depuis 30 ans - et la crise économique qui engendre un manque de tourisme. Puis il y a les chinois : les nouveaux colonisateurs de l’Afrique. Les chinois répètent toutes les mauvaises choses que les européens ont fait il y a un siècle, mais dans une perspective plus économique. Il y a une explosion de demande venant de l’Est en ivoire depuis quelques années, de $400 le kilo en 2004 à $6 000 le kilo aujourd’hui. Le résultat : il est estimé que 10% de la population des éléphants africains - environ 30 000 éléphants - par an sont tués pour satisfaire cette demande. Partout où vont les équipes de construction chinoise, le braconnage augmente.<br />
Même quand un endroit est protégé, il y a toujours des gens qui rentrent et qui tuent illégalement les animaux pour la nourriture, ou qui ramassent le bois pour le charbon de bois. Ça se passent partout, pas seulement en Afrique. Au Mexique, il y a une réserve de biosphère des papillons monarques. Sur une photo satellite de 2004, on voit que les montagnes sont couvertes de forêts et puis on regarde le même endroit en 2008 et la forêt a disparu. Et ça, c’est dans une réserve, pas en dehors. C’est parti. Donc si tout s’est détruit même dans les réserves, quelle chance reste-t-il …<br />
Pendant un long moment, j’ai cru que les éléphants pouvaient s’en sortir, que l’embargo sur l’ivoire fonctionnait, mais la croissance extraordinaire de la classe moyenne en Chine a tout changé ; ils s’en foutent. Ils veulent seulement l’ivoire. On va devoir tout refaire avec les chinois maintenant, comme l’ouest à appris lentement comment traiter le monde avec respect.</p>
<p><strong>Avez-vous prévu une exposition en Chine ?</strong></p>
<p>Quelle bonne question ! Je sais que je devrais, mais j’ai dit « non » à tout parce que je suis dégouté par ce qu’ils font. Mais, en même temps, je me dis « merde, je dois vraiment dire « oui » pour faire de la pub. » Je ne m’attends pas à changer grand chose avec une exposition. C’est dans les interviews pour l’exposition qu’on essaye de faire ce que nous sommes en train de faire maintenant. Je ne l’ai jamais fait mais je devrais.<br />
Une chose intéressante : il y a un mois que j’ai commencé une page sur Facebook et je peux voir les pays d’où viennent les gens qui regardent ma page. Il y en a d’Inde mais personne de Chine. Je sais que je fais une énorme généralisation et qu’il y a des millions et des millions et des millions de chinois charmants qui prennent soin des animaux.</p>
<p><strong>Propos recueillis par MF à Bruxelles, traduits de l’anglais par LG</strong></p>
<p>Cliquez ici pour <a href="http://www.lesphotographes.com/2010/02/21/nick-brandt-photographs-african-animals-aesthetics-versus-barbarism/">lire l’interview en anglais/To read the interview in english, click here</a></p>
<p>Lien vers le <a title="photographe Nick Brandt" href="http://www.nickbrandt.com/" target="_blank">site de Nick Brandt</a></p>
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		<title>E. Erwitt, P. Bordas, S. Moon et L. Choquer à la Maison Européenne de la Photographie de Paris du 3 février au 4 avril</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 15:59:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SL</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques d'expositions]]></category>

		<category><![CDATA[La photographie et ses expositions]]></category>

		<category><![CDATA[critique d'exposition]]></category>

		<category><![CDATA[Elliot Erwitt]]></category>

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		<category><![CDATA[Luc Choquer]]></category>

		<category><![CDATA[maison européenne de la photographie]]></category>

		<category><![CDATA[Philippe Bordas]]></category>

		<category><![CDATA[Sarah Moon]]></category>

		<category><![CDATA[travaux documentaires]]></category>

		<category><![CDATA[Yousouf Washill]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce trimestre, la Maison Européenne de la Photographie accueille du 3 février au 4 avril, les travaux documentaires de quatre photographes et, dans le cadre de la carte blanche offerte à Jean-Claude Lemagny, critique et historien de la photographie, la série Effacements de Yousouf Washill. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Située au cœur historique de Paris, il y a une maison qui accueille chaque trimestre des expositions de photographies. Depuis son ouverture en 1996, sur plus de mille deux cent mètres carrés répartis sur quatre niveaux, elle a présenté plus de cent cinquante expositions et accueilli plus d&#8217;un million et demi de visiteurs. Elle dispose également d&#8217;un fond photographique regroupant plus de vingt mille œuvres des années cinquante à nos jours, d&#8217;une bibliothèque de plus de vingt quatre mille ouvrages, d&#8217;une salle vidéo, d&#8217;une mini-librairie, d&#8217;une cafétéria élégante mais sombre et d&#8217;un site internet qu&#8217;il serait utile d&#8217;actualiser. Cette maison s&#8217;appelle la <em>Maison Européenne de la Photographie</em> et, ce trimestre, du 3 février au 4 avril, elle accueille les travaux documentaires de quatre photographes et, dans le cadre de la carte blanche offerte à Jean-Claude Lemagny, critique et historien de la photographie, la série <em>Effacements</em> de Yousouf Washill. Enfin, tous les mercredi de 17h à 20 heures, son entrée est gratuite&#8230;</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/moon.jpg" alt="Sarah Moon exposition MEP" /></p>
<p>C&#8217;est ainsi que l&#8217;on peut découvrir, au rez-de-chaussée de cette maison, le travail de Sarah Moon sur <em>Le théâtre Royal de Turin</em>. Sous la forme d&#8217;une série abstraite composée d&#8217;une vingtaine de tirages noir et blanc, cela a le mérite de montrer qu&#8217;une démarche artistique, parce que subjective et abstraite, peut être adéquat au traitement d&#8217;un sujet documentaire, et même le sublimer au travers de diptyques et triptyques magnifiques. Cela a également le mérite de prouver qu&#8217;il est encore utile de se déplacer pour s&#8217;émerveiller devant la beauté de tirages photographiques, n&#8217;en déplaise à internet et à nos écrans d&#8217;ordinateur. Quant à celui qui a déjà eu l&#8217;occasion de voir une exposition des oeuvres de Sarah Moon, il risque de rester sur sa faim : Sarah Moon fait du Sarah Moon, un univers noir et blanc vaporeux, ce qui est à la fois sa force et sa faiblesse.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/choquer.jpg" alt="Luc Choquer exposition MEP" /></p>
<p>A l&#8217;opposé de Sarah Moon, Luc Choquer, photo-journaliste et co-fondateur de l&#8217;agence METIS, fait des photographies en couleur qui ne sont pas belles comme peut l&#8217;être la peinture de Ingres ou les photographies d&#8217;August Sander. Est-ce une volonté de sa part ? Quoi qu&#8217;il en soit, il expose son regard de photo-journaliste sur les Français, c&#8217;est-à-dire des témoignages photographiques de femmes et d&#8217;enfants, de jeunes mariés le jour de leur noce, d&#8217;adolescents au camping, de châtelains dans leur jardin, etc. regroupés dans l&#8217;ouvrage <em>Portraits de français</em>, faisant partie de sa série <em>Hors Champ</em> ou diffusée sous la forme de témoignages vidéo. Balancé entre la disgrâce de certaines images et la puissance évocatrices de certaines compositions et certains détails, comme cet oeil de jeune fille accolé à un christ en croix, balloté entre une sensation de rejet et d&#8217;attirance que l&#8217;absence de légendes ne fait que raviver, le résultat est déconcertant. Pour plus d&#8217;informations et de visuels : <a title="signatures photographies" href="http://www.signatures-photographies.com" target="_blank">www.signatures-photographies.com</a>.</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/bordas.jpg" alt="Philippe Bordas exposition MEP" /></p>
<p>Au premier étage de la M.E.P., l&#8217;exposition <em>L&#8217;Afrique héroïque</em> concilie la beauté plastique des oeuvres de Sarah Moon et l&#8217;intérêt social de Luc Choquer. Sous ce titre sont regroupées trois extraits des projets du photographe et écrivain Philippe Bordas. Le premier, <em>Les chasseurs du Mali</em>, expose d&#8217;une manière très académique, voir peut-être trop, de grands portraits de l&#8217;armée ressuscitée de chasseurs africains descendants de l&#8217;empire démocratique de Soundjata Keïta (1190-1255). Les photographies sont belles, comme les portraits de Ingres, et ont parfois l&#8217;atout d&#8217;aller au-delà de la simple description littérale, évoquant par exemple la présence de l&#8217;Occident moderne à travers un sac plastique surgissant par hasard dans l&#8217;image. Le second, <em>L&#8217;Afrique à poings nus</em>, est une présentation de boxeurs kenyans qui essaient de transcender leur condition à la force de leurs muscles, de lutteurs sénégalais qui font corps avec leur racine à travers leur déploiement poétique. Encore une fois, il y a comme une force énigmatique dans certains de ces portraits en noir et blanc, propre au langage photographique pour saisir les hasards de l&#8217;instant, laquelle est absente dans les portraits en couleur. Mais surtout, dans la salle accueillant ces portraits, il y a un panneau-installation remarquable, mélange graphique de photographies et de vidéos, lequel démontre indirectement que l&#8217;apparition de la vidéo sur les appareils photo n&#8217;est pas annonciatrice de la décadence de l&#8217;expression photographique. Enfin, le troisième projet consacré à l&#8217;artiste Frédéric Bruly Bouabré, inventeur d&#8217;une écriture noire, est superbe, superbement beau, superbement intéressant car, comme l&#8217;exprime Philippe Bordas, &#8220;l’oeuvre de Bruly Bouabré est un art poétique, le manifeste des déshérités dont la seule politique est le génie verbal et la frappe des noms&#8221;. Chapeau bas !</p>
<p><img src="http://www.lesphotographes.com/wp-content/uploads/2010/02/erwitt.jpg" alt="Elliot Erwitt exposition MEP" /></p>
<p>Dans un autre registre, sans doute plus connu car plus populaire, le dernier étage de la M.E.P. accueille une rétrospective de l&#8217;oeuvre d&#8217;Elliot Erwitt extraite de son livre Personal Best paru en 2006. Ici, le documentaire est joyeux, absurde et occidental. C’est l’occasion de prendre du bon temps en noir et blanc, de sortir son sourire, de faire plaisir à ses yeux et à sa mémoire en retrouvant des photographies célèbres comme le reflet d’un baiser d’amoureux dans un rétroviseur devant la mer, une poitrine en légumes fanées, un enfant noir voulant se flinguer en nous souriant, Marilyn Monroe rêveuse, et des chiens chic, petit ou ressemblant à Jean-Paul Sartre photographié par Doisneau. Bref, tout cela n’est pas bien nouveau mais, comme <em>La grande illusion</em> ou <em>Les Tontons flingueurs</em>, ça réchauffe le cœur sans prétention, ou avec la plus grande des prétentions, celle d’essayer de nous rendre simplement la vie chaleureuse&#8230;</p>
<p>Quant à la série de Yousouf Washill, je n&#8217;en dirai rien : c’est à vous d’aller voir pour, éventuellement, me dire.</p>
<p><strong>Critique par SL</strong></p>
<p><strong></strong>Site de <a title="maison européenne de la photographie" href="http://www.mep-fr.or" target="_blank">la Maison Européenne de la Photographie</a><strong></strong></p>
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