Picscout protège le droit des images, les premières empreintes digitales pour la photo

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Picscout protège le droit des images, les premières empreintes digitales pour la photo
Interview « Photographie et économie »

Défendre le droit de ses images apparaît une tâche vaine, en particulier si on veut pouvoir les diffuser sur internet. Marqueurs contenus dans l’image, signatures, filigranes, rien ne protégeait pour l’instant le travail des photographes d’une utilisation indésirable. Avec la création de la solution Picscout, Offir Gutelzon permet désormais à tous de protéger ses images en leur donnant une identité, comparable à une empreinte digitale.

Cliquez ici pour lire l’interview en anglais/To read the interview in english, click here

 

Je m’appelle Offir Gutelzon et je suis chef et co-créateur de PicScout, basé en Israël, qui a comme but d’assurer que chaque image reçoive son crédit.

Pouvez-vous nous parler un peu plus de ce projet ?

J’ai co-créé PicScout en 2002 à un moment où les agences cherchaient toujours leurs images en ligne dans les banques d’images, en vérifiant que les image étaient dument crédité, pour déterminer si les droits était engagés en ligne pour l’utilisation de ces images, possédé par la société éditrice. Ceci se révélait une tâche difficile, voir même impossible, et ensemble avec mon partenaire, nous avons identifiés un besoin de marché formidable pour un système automatique qui pourrait suivre, protéger, et monétiser des images sur un web de plus en plus grand.

J’ai assumé le rôle de prendre notre idée et d’en faire un model d’opération de produit – de la recherche et du développement vers la réalité de ce projet, ce que nous savions nous obliger à posséder une infrastructure intégrée capable de servir des millions d’images de droits gérés. En possession de PicScout, avec sa technologie très avancée de reconnaissance d’image, nous avons créé un marché de protection de droits d’images. Notre produit largement diffusé, ImageTracker,  a ramené des millions de dollars dans l’industrie de l’image. Dès le début, nous voulions du commerce des images sur internet une économie  légitime.

A la fin de 2009, nous avons lancé la plate-forme PicScout avec le nom ImageIRC, ce qui veut dire Index, Registry et Connection. C’était la première fois que nous pouvions poser les yeux de longue date sur cette phrase « chaque image reçoit son crédit » et qu’elle devienne une réalité. Ensemble avec la plate-forme, nous avons aussi lancé une application intitulée ImageExchange, qui laisse pour la première fois les utilisateurs se connecter de n’importe où et connaitre à sa source l’origine de l’image.

Comment se traduit techniquement la technologie mise en œuvre de PicScout ?

Chaque élément unique travaille indépendamment pour l’opération globale. Utilisons l’analogie de la roue ; bien qu’il y ai une roue, elle nécessite tout les rayons de cette roue pour fonctionner et remplir sa fonction. De la même manière, chaque élément du service PicScout est unique et fait sur mesure aux besoins de la solution finale.

Une comparaison plus juste, c’est comprendre comment la technologie de PicScout fonctionne à la manière des empreintes de doigts - chaque image a des motifs uniques similaires aux motifs uniques des doigts de l’homme. Pour la photographie, cette technologie signifie que si une image particulière a ses empreintes prises et gardés dans la plate-forme ImageIRC, cette image sera toujours traçable, même si le métadonnée de l’image sont enlevées, ou si l’image est taillée, tournée, colorée, ou très déformée.

Enfin, pour pouvoir continuellement surveiller les médias, comme le contenu du web, PicScout se sert de la rapide technologie « de l’exploration de la Toile »,  et cherche dans le web tous des abus sur l’image et son empreinte.

Est-ce la fin du filigrane sur les images pour les protéger du vol ?

Je pense qu’ils sont complémentaires et que la technologie d’empreinte et les filigranes devraient être utilisés l’un en rapport avec l’autre. Les filigranes ne protègent pas l’image du vol, surtout quand on considère que les outils comme Photoshop peuvent facilement les enlever. Ils offrent cependant un joli crédit sur l’image, ce qui aide à dissuader les gens d’utiliser l’image commercialement.

Est-ce réaliste de proposer comme vous le faite une base, un index, de crédits identifiés sur des images ?

A travers la plate-forme ImageIRC, PicScout a mis en place une fondation qui montre que d’offrir une base mondiale d’index est possible dans une perspective à la fois de technologie et de participation.

L’ImageIRC a déjà fait vivre plus de 60 millions d’images et a encore des millions en route. Comme vous pouvez l’imaginer, construire un tel index était un vrai effort mélangé de membres de la communauté photographique, de programmeurs, de créateurs de contenu, d’agences et d’éditions. Pour le moment, les photographes sont invités à télécharger leurs images sur ImageIRC via www.picscout.com.

Pensez-vous que les entreprises qui feront appel à des services équivalents seront donc celles capables de se distinguer, de réussir, plus que celles qui s'en passeront ? Est-ce obligatoire dans le monde numérique actuel ?

Les acheteurs d’images et les photographes qui utilisent ces outils (qui simplifient les droits et augmentent la distribution et la visibilité) se trouvent en train de monter au dessus de tout le reste. C’est aussi important de reconnaître que ces outils sont disponibles aujourd’hui.

interview par RD, traduction LG

Lien vers le site de Picscout

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